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Un ovni qui porte la marque de l’UDC

Cette initiative-là, même les observateurs les plus avisés de la politique fédérale ne l’avaient pas vue venir. Des conseillers nationaux UDC alémaniques, emmenés par l’Argovien Luzi Stamm, inventent un concept pour donner un coup de frein à notre politique d’asile. Leur idée? Reloger les personnes qui demandent l’asile en Suisse dans des «zones de protection» situées à l’étranger. Autrement dit, dans un lieu sûr mais surtout pas chez nous.

«Leur idée? Reloger les demandeurs d’asile dans un lieu sûr, mais surtout pas chez nous»

On ne trouve nulle trace de cet ovni dans la communication officielle de l’UDC. Le parti consacre son énergie à défendre sa propre initiative, celle qui veut en finir avec la libre circulation des travailleurs européens, pour combattre cette Suisse à 10 millions d’habitants qui lui fait si peur. Le nouveau texte présenté lundi émane de politiciens en quête de visibilité personnelle, à un mois des élections fédérales. Luzi Stamm, en particulier, cherche à faire oublier ses récentes déconvenues: après avoir acheté de la cocaïne à Berne et s’être pointé au parlement avec des liasses de faux billets, le sexagénaire argovien a été lâché par sa section cantonale. Il mise donc sur sa propre liste pour décrocher un nouveau mandat au National.

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S’ils partent seuls au front, les initiants n’en utilisent pas moins la bonne vieille recette de l’UDC: mobiliser la base électorale du parti avec le thème qui a fait son succès. Et tant pis pour les contradictions. Le nombre de demandeurs d’asile n’a jamais été aussi bas en Suisse depuis dix ans? Stamm et consorts assurent que ce n’est qu’une question de temps pour que la tendance remonte en flèche.

Quant à la solution préconisée, elle fait penser à une offensive des Démocrates suisses au début des années 1990. Il s’agissait alors de «soutenir des mesures visant à permettre aux personnes menacées de vivre à l’étranger, dans une zone où elles ne seront pas mises en danger». Le parlement avait sèchement déclaré cette initiative populaire nulle et non avenue.

Le problème paraît identique aujourd’hui. Comment diable mettre en pratique les zones de protection voulues? Et quels pays pourraient nous suivre dans cette voie? Bien malin qui pourrait le dire. Mais, pour les auteurs du texte, l’important est ailleurs.

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