Pandémie, le mot qui fait peur

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«Il est temps pour tous les pays, familles et individus de se préparer à une éventuelle pandémie.» Le mot est lâché. Par le directeur général de l’OMS, qui ajoutait hier que la crise arrivait «à un point décisif». Depuis l’annonce d’un premier Suisse malade puis, jeudi, d’un premier cas en Suisse romande, à Genève, le pays va devoir à son tour envisager quelles mesures prendre et compter avec l’inquiétude de la population.


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Le Covid-19 – puisqu’il faut désormais dénommer ainsi ce nouveau coronavirus – se propage à grande vitesse et touche plusieurs continents. Pandémie, alors? Le spectre de la grippe espagnole de 1918 et ses millions de morts ou de la grande peste, encore mise en scène durant le carnaval de Venise, mardi, ressurgissent des tréfonds de notre mémoire collective.

Il y a bien sûr quelque chose d’irrationnel dans cette peur. Cependant, des éléments objectifs participent à la contagion des esprits. La Chine d’abord, à la source de l’épidémie, qui malgré un certificat de bonne conduite délivré par l’OMS n’a pas été plus transparente que d’habitude: premier cas en novembre, alerte à l’OMS un mois plus tard; médecins muselés; nombre de cas déclarés sujet à caution.


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Si on peut comprendre les tâtonnements du monde scientifique face à un nouveau virus, ce n’est pas non plus de nature à rassurer. L’estimation du temps d’incubation de la maladie n’a ainsi cessé de s’allonger depuis le début de cette crise sanitaire. Quant aux autorités, elles minimisent par crainte de provoquer la panique ou montrent les muscles par intérêt politique.

Si «ce virus est dangereux», dixit l’OMS, et si cette institution basée à Genève a décrété le 30 janvier «l’urgence de santé publique de portée internationale», c’est qu’il y a pandémie. Que le mot fasse peur ou non.

Créé: 28.02.2020, 00h01

Olivier Bot, journaliste

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