Pierre Maudet for president, what else?

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Luc Barthassat aurait-il dû assister à la cérémonie des Vieux Grenadiers en shorts pour tenter de faire balancer le sort des élections genevoises en sa faveur? L’éviction du populiste démocrate-chrétien est l’aboutissement d’une drôle de campagne qui aura même vu, dans son dernier acte, les réseaux sociaux débattre pour savoir si Sandrine Salerno, ex-candidate socialiste, avait le droit de porter, au parc des Bastions, des pantalons qui ressemblaient à un legging pendant que Pierre Maudet, favori à la présidence de la même République, arborait dans le même temps jeans délavés et lunettes de soleil sans que personne ne s’en émeuve.


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Le paradoxe veut aussi que cette déculottée barthassienne s’est déroulée un petit peu plus d’une année après celle d’Oskar Freysinger en Valais. L’électorat veut donc bien élire des personnalités hors du moule, mais les évince lorsqu’elles finissent par ne pas s’y fondre. Dans les deux cas, il faut bien avouer que leurs deux bilans décevants ont aussi pesé lourd dans la balance. Depuis, à Sion, l’effacé radical Frédéric Favre creuse tranquillement son trou. Au bout du lac et vu du milieu du Léman, le socialiste Thierry Apothéloz n’apparaît de prime abord pas beaucoup plus charismatique.

La bonne nouvelle de ce second tour, dont la participation famélique a prouvé que le vote par Internet ne résolvait pas forcément les problèmes d’absentéisme, c’est celle du premier tour. Les locomotives électorales existent encore et, sans elles, la participation fond. Pierre Maudet for president, la question ne se pose même pas. Surtout pour les Vaudois, tant le radical semble faire partie de ces élus genevois dont la vision ne s’arrête ni à la Versoix ni à la Sarine. Et que son entente avec Nuria Gorrite semble prometteuse. Et si, en plus, Pierre Maudet avait le courage et l’occasion de reprendre le plus pourri des départements – celui des Transports – en sus d’un mandat présidentiel presque aussi vide qu’une coquille? Le troisième tour, celui qui va voir ce collège new look, plus à gauche et plus féminin, élire son primus inter pares présente donc encore quelques enjeux. Qu’on suivra de près depuis Lausanne.

Créé: 06.05.2018, 21h00

Claude Ansermoz, rédacteur en chef

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