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Pourquoi se polariser sur Paulsen?

Vous allez lire quatre pages entières sur la galaxie Frederik Paulsen. Qui nous vaudront leur lot de réactions mécontentes. Parce que le milliardaire suédois, grand explorateur polaire, est un bienfaiteur à l’échelle vaudoise ou lémanique. Ou est en tout cas considéré comme tel. Dans un canton qui se désindustrialise, il y investit massivement: le centre de conditionnement de Ferring, à Saint-Prex, emploie plus de 700 personnes. Et puis l’homme est un philanthrope, puisqu’il subventionne la politique, la science, l’éducation, la culture et… les médias. «24 heures» a ainsi aussi bénéficié de ses largesses. Le consul de Russie fut, à l’instar d’autres organisations privées ou parapubliques, l’un des sponsors de notre opération Grand-Nord en 2016. Comme tous nos autres partenaires, il s’engageait par écrit à ne pas intervenir dans nos choix éditoriaux. Ce qu’il a fait. Cette indépendance à laquelle nous tenons et qui nous permet de publier ce dossier aujourd’hui.

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Alors, pourquoi s’intéresser encore et toujours à Frederik Paulsen? Parce qu’il y a un revers à la médaille. Même deux. D’abord, vu l’opacité totale du deal fiscal passé entre les autorités et le financier, il est impossible de savoir si ce que le philanthrope et capitaine d’industrie – pesant entre 5 et 10 milliards – amène au canton est supérieur ou inférieur à ce que le même contribuable coûte à l’État de Vaud. En termes d’impôts non encaissés. Que cela soit pour Ferring qui bénéficie ou a bénéficié de nombreuses exonérations. Ou pour Frederik Paulsen qui jouit d’un forfait fiscal calculé sur ses dépenses alors que les bénéfices de ses sociétés, via un réseau complexe offshore, vont clairement dans sa poche d’actionnaire principal.

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Ensuite, il y a l’aspect politique. Frederik Paulsen, puisque c’est une autre de ses casquettes, défend les intérêts de la Russie poutinienne. C’est évidemment son droit. Mais c’est aussi le droit du public de savoir qu’une société offshore a été créée de toutes pièces pour financer les opérations du consulat sur terres vaudoises. Et que les objectifs de lobbying auprès des politiciens et médias du canton y figurent en toutes lettres. Là aussi, tout cela est caché. Puisque c’est dans les «Panama Papers» et aux îles Vierges que nous avons trouvé les statuts de Consulat Russe VD Limited, fondation aux mains de Frederik Paulsen.

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