La pub doit se remettre en question

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur?

Elles font partie du paysage. La montre de luxe, la meule de fromage ou le soutien-gorge. Les réclames foisonnent dans nos rues. Certains s’y sont habitués, ils ne les voient même plus. Peu importe pour le mouvement de contestation qui vise à «assainir» nos villes de ce trop-plein d’incitations à l’achat.

Après Grenoble ou São Paulo, Genève pourrait bannir la pub commerciale du domaine public. Le débat est aussi en cours à Lausanne et à Lucerne, même si les revendications ne sont pas aussi radicales. Elles dénotent toutes le même ras-le-bol: une partie des citoyens n’ont pas envie d’être sollicités sans arrêt. Encore plus que dans nos rues, le phénomène est perceptible sur Internet, où les logiciels permettant de bloquer des publicités font tirer la langue aux annonceurs et à leurs clients. La génération Y, si convoitée, juge la publicité de manière négative car elle dérange, selon une récente étude de la Commission fédérale des médias.

Vider les rues de la pub paraît difficile, excessif et contraire à la liberté commerciale. Mais le secteur publicitaire serait bien inspiré de prendre ces signaux au sérieux en ne bombardant pas les consommateurs et en soignant ses messages. Les pouvoirs publics ont aussi un rôle de régulateur à jouer s’ils veulent se prémunir contre des initiatives sur le modèle genevois et la perte de recettes que son acceptation engendrerait. Il ne faudrait pas voir dans le mouvement antipub les seules aspirations de militants de la décroissance, mais une saine remise en question des excès de notre société de consommation. (24 heures)

Créé: 28.12.2017, 22h19

Gabriel Sassoon, rubrique Suisse

Articles en relation

La contestation grandit contre les pubs «invasives»

Commerce Les initiatives se multiplient pour réguler ou bannir l’affichage commercial. Exemples à Lausanne et Genève. Plus...

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.