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Le quartier, cet édifice de petites victoires

Plonger au cœur de cinq quartiers de Lausanne pour y découvrir la manière dont ils se façonnent. Tel est le projet qui s’imposait après les récents débats sur l’animation socioculturelle. Nous y avons découvert un travail subtil fait d’interventions autant que d’attentes. De la dentelle, dont la confection ne s’arrête jamais. Mais qui peut faire solidement rempart à toute forme de violence.

«L’enjeu est de taille et commande de nouer des liens au cœur des barres d’immeubles»

Au soir des élections de 2016, les nouveaux édiles de la Municipalité décidaient de faire figurer le mot «quartier» dans leur organigramme. Une manière de mettre en avant une politique de solidarité, marque forte pour un Exécutif de gauche.

Trois ans plus tard, le dossier des quartiers – fait d’événements populaires et de processus comme la caravane, le budget participatif ou les contrats – continue de se jouer sur le terrain, tentant de créer la cohésion entre les habitants. Une lutte pied à pied contre l’isolement.

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Pour une ville comme Lausanne, qui se dit pionnière en matière de développement durable, l’enjeu est de taille et commande de nouer des liens au cœur des barres d’immeubles et, peut-être aussi, dans les zones villas.

Encore faut-il traduire la proposition dans les faits. Ces deux dernières années, des fausses notes sont parvenues aux oreilles du public. L’animation socioculturelle et la fondation lausannoise qui la gère ont été sévèrement notées. Deux audits ont dénoncé un manque de méthode, voire de transparence.

Qui fait quoi? Où? Comment? Telles sont les questions auxquelles un Exécutif doit pouvoir répondre lorsqu’on lui demande ce qu’il fait de l’argent du contribuable. Il y va de 11 millions. Or, les professionnels au contact des habitants, les animateurs, n’ont pas de science exacte à servir à leurs contrôleurs.

Sur le terrain, la réalité s’avère hétéroclite. Le moment de l’adhésion profonde des citoyens à leur quartier n’est pas toujours celui que l’on pense. Le sentiment d’appartenance à un groupe ne peut pas être dicté. Tout cela est fait de pâte humaine, de contradictions, d’innombrables paramètres. Ici, chaque nouvelle embauche est une petite victoire.

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