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Quasimodo ou les bosses du patrimoine

Il n’aura pas fallu attendre longtemps avant que les polémiques ne flambent sur les braises encore chaudes de Notre-Dame. Et comme souvent, elles concernent l’argent. Ou plutôt les offrandes. Celles que certains riches contribuables ont déjà assuré vouloir donner pour reconstruire la basilique. Arnault, Bettencourt, Pinault, simple fric? Les 200, 300, 400 millions d’euros qu’ont proposés les magnats du luxe, philanthropes privés, Médicis du XXIe siècle, méritent, si ce n’est l’absolution, mieux que les quolibets des réseaux sociaux.

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En Suisse, point de Stéphane Bern pour défendre médiatiquement le patrimoine. Mais une ONG, Heimatschutz, qui compte 27'000 membres et donateurs. Cette «ligue de la beauté» ou «de la conservation de la Suisse pittoresque» est d’ailleurs née à Vevey, de l’initiative de Marguerite Burnat-Provins, écrivaine et peintre. Ce sont nos mécènes à la sauce helvétique de la démocratie citoyenne.

La cathédrale de Lausanne peut-elle encore, comme en 1825, flamber? Pourquoi pas? Après tout, le parlement vaudois a brûlé il n’y a pas si longtemps. Et certains spécialistes n’hésitent pas à stigmatiser le désintérêt des politiques pour l’entretien de ce même patrimoine historique. Et si les pompiers du chef-lieu semblent fin prêts pour sauver l’essentiel, il serait par exemple difficile de préserver les charpentes datant d’il y a sept siècles. Dont certaines soutiennent la tour lanterne restaurée par un certain Viollet-le-Duc. Cette proximité entre nos deux Notre-Dame fait que Paris brûle d’autant plus dans nos cœurs.

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