Se réjouir et surtout plancher sur l’efficacité

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Un 0-0 qui vous ouvre les portes de la Coupe du monde, n’importe qui, dans l’absolu, serait preneur. Il est des soirs, en effet, où la forme importe moins que le fond. Mais dans un Parc Saint-Jacques qui avait des envies de fête, le public a tremblé jusqu’à la toute fin avant de voir l’équipe de Suisse composter son billet pour la Russie, au mois de juin 2018. Au-delà des circonstances, il s’agit d’une performance globalement remarquable, car la qualification pour un tournoi majeur représente toujours un temps fort, d’autant plus pour un pays de la taille du nôtre.

Ce sera donc la quatrième participation consécutive de la Suisse à un Mondial, après 2006 (en Allemagne), 2010 (Afrique du Sud) et 2014 (Brésil). En élargissant la statistique à l’Euro, on arrive même à un 9 sur 13 depuis la fameuse World Cup de 1994, autrement dit le tournoi qui a permis à cette équipe nationale d’entrer dans une ère nouvelle, avec davantage de confiance et les signes quasi permanents d’une progression, d’une affirmation de soi.

Qu’il s’agisse de Roy Hodgson (sans oublier Ueli Stielike juste avant lui), de Köbi Kuhn, d’Ottmar Hitzfeld et enfin de Vladimir Petkovic, chaque sélectionneur a contribué à ce long processus aussi bien psychologique que technique ou encore tactique. Une participation à une phase finale d’une Coupe du monde ne flatte pas seulement les ego. Elle assure la santé économique de la fédération et permet ainsi de mieux soutenir les efforts de formation entrepris dès le début des années 1990, avec le succès que l’on sait.

Mais si elle entend briser un jour le plafond qui semble être désormais le sien au niveau des résultats – 8e de finale aussi bien au Brésil (2014) qu’en France (2016) –, la Suisse va devoir grandir encore et, surtout, s’inventer une nouvelle dimension sur le plan offensif. Un défi particulièrement difficile à relever, surtout lorsqu’on ne possède pas une authentique perle dans ce compartiment du jeu pourtant décisif.

Les trois derniers matches l’ont prouvé avec une acuité toute particulière. Que ce soit à Lisbonne, à Belfast ou à Bâle, face à des adversaires qui n’avaient pas du tout les mêmes arguments, la Suisse n’a pu inscrire au total qu’un tout petit but. Qui n’en était d’ailleurs pas vraiment un. À méditer! (24 heures)

Créé: 12.11.2017, 23h43

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François Ruffieux, Journaliste

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