Retrouver les goûts de la campagne

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur?

Les deux initiatives qui veulent défendre la production locale et durable, même si elles s’effondrent dans les sondages, montrent un changement de paradigme. La Ruche qui dit Oui! est un autre exemple de cette transformation lente de notre rapport aux aliments et à ceux qui les produisent. Ou faudrait-il dire – plutôt que transformation – retour à un modèle ancestral, celui qui liait physiquement le paysan, le boulanger ou le poissonnier à son client, forcément voisin puisque les denrées voyageaient peu.

Maintenant que ces dernières voyagent trop pour être honnêtes, une prise de conscience se fait lentement mais elle est freinée par des contingents (ou des prétextes) divers. Bien sûr, dans un monde idéal, le consommateur pourrait redécouvrir des magasins aussi exotiques que l’épicerie ou la boucherie pour y nouer un contact avec un commerçant gage de bonnes pratiques. Mais cela prend davantage de temps que de pousser son caddie au supermarché.

Bien sûr, dans un monde idéal, le bobo urbain pourrait découvrir la campagne et ses marchés à la ferme mais, souvent dénué de voiture, il n’a pas l’occasion de parcourir les chemins vicinaux pour faire ses courses au plus près de la terre. Il se rabat alors sur les paniers paysans, première initiative de circuit ultracourt qui a l’avantage de la livraison, mais le désavantage de l’abonnement. Et, souvent, ce modèle d’agriculture de proximité ne propose que des légumes. Bien sûr, dans un monde idéal, le marché est une bonne source d’approvisionnement, mais il se tient à des heures où nous avons d’autres occupations.

La Ruche qui dit Oui! vient ainsi combler une faille entre la grande distribution et le marché local, en rapprochant le consommateur de son réseau de producteurs, réunis en un seul endroit et hors des heures de bureau. Cela permet aux seconds, même tout petits, de gérer les commandes Internet d’un plus large public que dans un e-shop livré par la poste et de recevoir un prix qui lui permette de vivre. Le client, lui, a accès à un éventail de produits plus large à des prix qui restent largement compétitifs. Bien sûr, ce monde n’est toujours pas idéal mais il s’améliore. (24 heures)

Créé: 12.09.2018, 07h00

David Moginier, responsable Gastronomie et vins

Articles en relation

Des concours de vins ont plus de goût que d’autres

Dégustation Les concours de vins, qui distribuent médailles et autres récompenses, sont légion en Suisse et à l’étranger. Le point avant le Mondial du chasselas de ce week-end à Aigle. Plus...

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.