Revenu de base universel story

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La Suisse est une démocratie extraordinaire. Où l’on peut faire revoter à intervalles réguliers les citoyens sur le même sujet. Ce n’est par exemple pas parce que nous avons dit non à la caisse unique qu’elle ne reviendra pas par la fenêtre une seconde fois. D’ailleurs, parfois, souvent, il nous arrive de voter pour une initiative ou un référendum et d’attendre des années, des décennies pour que le texte entre en force. S’il entre en force un jour d’ailleurs. Les Alpes et les femmes, par exemple, en savent quelque chose. Ce sont là les limites du genre entre le fantasme sociétal de certains initiants et l’exercice compliqué du pouvoir, forcément condamné à un certain pragmatisme.

«Des Vaudois pourraient toucher ce fameux Graal»

L’an dernier, plus de trois votants sur quatre avaient donc jeté le revenu de base inconditionnel aux orties. Et pourtant, le RBI gratte encore dans la tête de certains. Et des Vaudois pourraient même le toucher, ce fameux Graal du salaire inconditionnel à ne rien faire. Ou plutôt à en faire ce qu’on veut. Rebecca Panian dit en effet avoir reçu une candidature d’un village d’ici prêt à tester l’aventure pour de vrai sous l’œil de la documentariste. Reste à obtenir l’aval des administrés cobayes et à finaliser un budget (2500 fr. mensuels par adulte, 850 francs par enfant) via le financement participatif et un potentiel généreux donateur.


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La Finlande, elle, teste grandeur nature ce revenu de base universel. Elle est à mi-parcours d’une expérience de deux ans qui vise à comparer 2000 chômeurs touchant un RBI de 600 francs à 2000 autres touchant une aide sociale plus traditionnelle. On pourra donc bientôt confronter, plus de quinze ans après Loft Story, le laboratoire finnois à la saison 2 suisse via un nouveau format de télé-réalité. Et on se réjouit de voir sur grand et petit écran Norbert, 42 ans, plâtrier peintre qui a choisi de se reconvertir en aquarelliste à 50% se faire insulter par Jean-Charles, retraité forcément pas trop intéressé par le RBI puisque son AVS lui assure déjà un revenu supérieur. Si tout cela ne fera pas forcément avancer la cause, on y décèle déjà un avant-goût de Léopard d’or au Festival de Locarno. (24 heures)

Créé: 16.01.2018, 21h48

Claude Ansermoz, rédacteur en chef

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