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Rossellat, pas de repos pour le brave

Il y a beaucoup de chez nous dans Daniel Rossellat. Quand il reçoit, samedi, les insignes d’officier de l’ordre des Arts et des Lettres de la République française, il dit de sa voix toujours douce qui sonne comme s’il la voulait naïve: «Vos mots me mettent mal à l’aise. Je n’ai jamais recherché les honneurs mais je ne suis pas assez modeste pour ne pas en être très fier. On dit que les Vaudois sont fiers d’être modestes… La reconnaissance ne peut pas être un but. Mais c’est une heureuse récompense.» Dans son discours, la présidente du Conseil d’État saluait comme il se doit le parcours: «Tu as fait et fais encore non seulement pour le rayonnement de l’art et de la culture, mais aussi pour celui de ta ville, de ta région et de ton canton.»

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Puis l’homme fort a laissé Bigflo & Oli mettre le feu à l’Asse et Feu! Chatterton brûler vénéneusement les Arches. Le «Vert» est toujours à carreaux et s’y tient l’essentiel du temps. Cultivant une certaine discrétion qu’un Claude Nobs et son harmonica, par exemple, affectionnaient moins. Les coulisses toujours; la scène, plutôt et surtout quand c’est nécessaire.

«Les coulisses toujours; la scène, plutôt et surtout quand c’est nécessaire»

Dans son fief communal, c’est un peu la même chose. Lorsque, il y a un mois, il coupe le ruban du siège romand remis à neuf d’un grand assureur (450 emplois pérennes à la clé et 50 millions d’investissements) par ailleurs aussi sponsor très visible du festival, il assure ou fait croire en tout cas qu’il n’y est pas pour grand-chose. Coulisses encore. Daniel Rossellat, pour autant qu’il se dépare parfois de son look de hipster des champs, aurait d’ailleurs parfaitement pu devenir ministre cantonal. Il a préféré rester empereur autoproclamé de son Paléo et grand manitou démocratiquement élu de sa belle ville de Nyon. Pour le bonheur des siens.

Daniel Rossellat le dit dans nos colonnes: il a beau avoir l’âge de toucher une pension, il préférera poursuivre ses passions. C’est bien, c’est beau, c’est nécessaire, c’est quelque part incontournable. Même si l’on juge aussi les grands hommes sur leur faculté à s’assurer que l’héritage sera bien assumé. Mais il reste encore bien du temps pour cela.

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