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Suisse-UE: la crise de nerfs est terminée

La grande scène de ménage est terminée. Le couple Suisse-UE, qui s’était volé dans les plumes à la fin de 2017, a calmé ses nerfs. Il se reparle et recolle gentiment les morceaux de vaisselle cassée.

De là à dire que le grand amour est de retour, il y a un grand pas que nous ne franchirons pas.

Une chose est sûre, le Conseil fédéral a changé de ton lundi. Il n’est plus question d’évoquer publiquement des mesures de rétorsion suite à l’affront de l’UE sur l’équivalence boursière suisse. Il n’est plus question non plus de jouer la montre et d’attendre la fin du Brexit ou de la saint-glinglin pour signer un accord institutionnel avec l’UE. Non, le gouvernement se dit prêt à conclure cette année. Pour montrer sa bonne volonté, il dégèle aussi l’aide aux pays de l’Est de 1,3 milliard en espérant que l’UE renverra l’ascenseur sur l’équivalence boursière.

Le citoyen courageux qui suit les péripéties du dossier européen peut se dire que «plus ça change, plus c’est la même chose». On peut difficilement lui donner tort.

La Suisse, comme par le passé, est toujours engluée dans des discussions byzantines sur un accord institutionnel avec l’UE. Le PS pousse toujours à la roue alors que l’UDC freine toujours des quatre fers.

Le fameux «reset» d’Ignazio Cassis, qui promettait de remettre à plat toute la politique européenne? Un gadget marketing de politicien. On l’a vu lundi, le Tessinois poursuit bravement la politique de son prédécesseur, Didier Burkhalter, le talent de communicateur en plus. À son crédit aussi, le fait d’avoir nommé comme supernégociateur Roberto Balzaretti, plus affûté pour la tâche que ses prédécesseurs.

Comment tout cela va-t-il se terminer? On parie que tôt ou tard, il y aura un accord. Il sera porté par la traditionnelle coalition pro-Bilatérales, allant de la gauche au PLR. Il sera combattu comme de coutume par l’UDC. Et le peuple tranchera.

La Suisse, comme par le passé, est toujours engluée dans des discussions byzantines sur un accord institutionnel avec l’UE. Le PS pousse toujours à la roue alors que l’UDC freine toujours des quatre fers

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