Que faire de Trump quand il gagne?

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Il y a un peu plus d’un an, il y a d’abord eu le choc. Celui de voir Donald Trump accéder au pouvoir en ayant récolté deux millions de voix de moins que sa concurrente. Et puis, après, il y a eu cette Schadenfreude. Pour constater, s’amuser même, que le nouveau président des États-Unis se plantait dans toutes les initiatives qu’il prenait. Bousculé par tous les contre-pouvoirs, empêtré dans des scandales à répétition, dédaigné par certains des alliés naturels des États-Unis, fui ou trahi par des proches qui l’avaient pourtant soutenu. Bref, même s’il dirigeait la plus grande puissance du monde, il faisait rire ou sourire par son impuissance à actionner le populisme de ses promesses de campagne.

«Le président sort le lance-flammes pour carboniser la paix sur la planète»

Désormais, la donne a changé. Donald Trump arrive à faire ce qu’il avait promis. Favoriser fiscalement les riches de son pays tout en l’endettant, discriminer par une politique d’immigration ciblée contre les musulmans, tailler dans un système social de santé pourtant déjà minimaliste, détruire des hectares entiers dans des réserves naturelles aux paysages qui font rêver le monde entier. Tout ça avec, notamment, l’appui d’une Cour suprême désormais plus conservatrice que jamais et une majorité politique républicaine qui se rend compte que Donald Trump va bien finir par effectuer l’entier de son mandat.


A lire: Après la bombe diplomatique de Trump, la colère des Palestiniens gagne la rue


Le président sévit aussi en dehors de ses frontières. Sortant ou menaçant de sortir de toutes les organisations ou traités internationaux qui desserviraient la cause de l’«America First». En reconnaissant unilatéralement que Jérusalem était la capitale d’Israël, Donald Trump ne met pas seulement le feu à une poudrière. Il sort le lance-flammes pour carboniser la paix sur la planète. La réponse, terroriste ou pas, sera fulgurante. Sur Médialogues il y a neuf ans, lorsque Barack Obama avait remplacé George W. Bush, Patrick Fischer m’avait demandé ce que j’attendais de ce changement. J’avais alors répondu qu’on pourrait enfin recommencer à aimer les États-Unis comme ils le méritent. Il faut continuer à se persuader, justement, que Trump n’est pas son pays à lui tout seul. Des milliers d’opposants incarneront au jour le jour un autre visage. Car, oui, God bless America. Mais il n’est heureusement pas le seul. (24 heures)

Créé: 08.12.2017, 19h08

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