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Le Vert vaudois est encore à moitié vide

Ce dimanche en terres vaudoises, il n’y a qu’un seul parti qui ne va pas perdre de plumes, quel que soit le résultat. Qu’Adèle Thorens devienne sénatrice ou pas, les Verts pourront se targuer d’être la seule formation cantonale, avec leurs «cousins» libéraux, à avoir progressé à Berne. Mieux encore, la conseillère nationale lausannoise, si elle venait à ne pas être élue au Conseil des États, n’aurait aucun problème à retourner siéger à la Chambre basse dont elle a failli être évincée il y a quatre ans et où elle a été, cette fois-ci, la plus plébiscitée des siens. Il y aurait de la déception certes, mais surtout le sentiment du devoir accompli et d’un score électoral particulièrement flatteur.

Pour Olivier Français et Ada Marra, et leurs partis respectifs, l’équation n’est foncièrement pas la même. Le premier a déjà annoncé son retrait de la politique nationale en cas d’échec. La seconde, qui n’est pas la socialiste la mieux élue du canton, aurait le retour au Conseil national un peu moins festif que sa colistière. Elle aurait échoué à conserver le siège glorieusement défendu par Michel Béguelin et Géraldine Savary durant ce siècle. Pour les socialistes comme pour le PLR, une élection ce 10 novembre permettrait de sauver les meubles, d’être l’arbre qui cache la forêt d’un résultat d’ensemble décevant.

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La forêt, parlons-en. Et pas seulement au Flon. Passer sans langue de bois à l’action écologique, dans une démocratie directe, est forcément compliqué. Regardez Lausanne et ses débats au Conseil communal. Il ne suffit pas de vouloir déclarer ou déclamer l’urgence climatique pour que le parlement, pourtant largement à gauche, suive comme un seul homme.

La leçon du chef-lieu lausannois devrait aussi servir aux Verts à l’échelon national. Gagner en Suisse ne permet pas d’imposer seul son programme. En jouant trop souvent la carte de l’opposition tout en étant le premier parti de Suisse, l’UDC a fini par le payer dans les urnes. La concordance, avec son lot de compromis et d’alliances, impose souvent une sacrée leçon d’humilité. L’ivresse de la victoire ne dure jamais très longtemps.

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