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Les Verts vont-ils enfin tuer le père?

Voilà que les Verts vaudois, majoritairement lausannois, se retrouvent une nouvelle fois à débattre du sort de leurs aînés. Leur (grand-)père à tous, Daniel Brélaz, veut rempiler. Quarante ans après sa première élection au Conseil national.

Mais les jeunes n’en veulent plus. C’est qu’ils sont nombreux à aimer la lumière médiatique, les longues prises de parole à la tribune, les combats pour la planète. Et ils le savent: entre l’arithmétique qui les donne favoris pour décrocher un troisième siège à Berne et la vague écolo générale, les élections d’octobre prochain ont tout pour leur donner confiance. Le mathématicien de service, lui, s’accroche. Il estime que sa seule candidature apporte 0,5% de voix à la liste Verte. Peut-être bien.

Les jeunes pousses se sont déjà affranchies des vieux par le passé sans perdre trop de plumes

Sauf que les jeunes pousses se sont déjà affranchies des vieux par le passé sans perdre trop de plumes. À Lausanne d’abord, où les statuts modifiés après une guerre intestine avaient éjecté de fait une dizaine d’élus sur 20. En plus de les empêcher de cumuler les mandats. C’était en 2014 et, durant la même assemblée, une certaine Léonore Porchet était élue à la tête de la formation. À Lausanne, son parti a perdu trois sièges mais gagné une femme municipale, un autre de ses combats. Trois ans plus tard, les écolos gagnaient un siège au Grand Conseil. Pourquoi changer de stratégie maintenant?

Eux qui ont toujours préféré être considérés comme un mouvement sont aujourd’hui pétris d’idées dominantes qui ne sont plus tout à fait les mêmes que celles qui avaient fait de Daniel Brélaz le premier parlementaire écologiste du monde. Le géant Vert ne fait pas mine d’abdiquer. Ses ouailles rebelles pourraient lui passer ce dernier caprice en échange d’un départ en cours de législature. Tout semble en fait être une question de temps, désormais, pour cette relève qui se bouscule. Un socialiste lausannois confiait récemment que son parti aussi a connu les problèmes d’une relève ambitieuse opposée à des locomotives qui peinent à raccrocher…

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Aujourd’hui, ajoute-t-il, le problème est autre: après des années fastes, un creux générationnel se dessine. Une fois le père tué, les Verts ne devraient pas oublier qu’eux aussi vieilliront.

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