Passer au contenu principal

Ma voiture me donne la migraine

En somme, je dois acheter quoi? Continuer sur du diesel? Persévérer dans l’essence en attendant que le marché électrique se clarifie? Est-ce trop tôt pour une voiture électrique? Ils en sont où dans les bornes de recharge? Et si je temporisais avec ma vieille bagnole, le temps d’y voir plus clair? D’ailleurs, ai-je vraiment besoin d’une voiture? Après tout, je pourrais bifurquer vers l’autopartage…

----------

A lire: Le salon de Francfort, en panne, mise sur l’électrique

----------

Vous avez mal au crâne? C’est normal: en 2019, acheter une nouvelle voiture est devenu un vrai casse-tête, non seulement budgétaire, mais aussi technologique et politique. Le Salon de l’auto de Francfort, qui ouvre ses portes jeudi, cristallise toutes ces tensions. Les constructeurs le boudent, jamais les défections n’ont été aussi nombreuses. Une chance pour le Salon de Genève? Son directeur y croit dur comme fer et annonce d’ores et déjà qu’il y aura davantage d’exposants en mars 2020 à Palexpo qu’aujourd’hui sur les rives du Main.

«Le prix des voitures propres va grimper de 7%. Sommes-nous prêts à le payer?»

Souhaitons-le. Mais si les grandes marques font l’impasse sur ces rendez-vous, c’est aussi parce qu’elles investissent leurs deniers ailleurs. Dans la recherche pour les nouvelles propulsions, justement. Le nombre de modèles électriques présents à Francfort en témoigne. Les Allemands tentent de combler leur retard, et les nouveautés électriques de VW, de Mercedes et même de BMW sont là pour tenter de reprendre quelques longueurs aux Renault, Nissan ou Tesla. Certes, les nouvelles réglementations européennes en matière d’émissions de CO2, qui entrent en vigueur dès 2020, ne leur laissent guère le choix. Mais au-delà de la peur du gendarme, et des amendes colossales qui risquent de pleuvoir en cas de dépassement des valeurs autorisées, c’est au client final qu’ils pensent désormais. Enfin. À vous, à moi, aux manifestants pour le climat, aux écolos, aussi, qui font le siège de la manifestation pour dénoncer les trop nombreux SUV encore présents sur les podiums.

Mais ce souci du bien commun a un coût, et le prix des voitures propres pourrait bien grimper de 7% dès l’an prochain. Sommes-nous prêts à le payer? Ma migraine revient, quelqu’un aurait une aspirine?

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.