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Pour le vote électronique des élus

Il n’a pas 20 ans, elle a moins de 30 ans. Ils sont entrés au PS non pour être élus, mais pour militer. Contre toute attente, deux démissions les ont propulsés ce mercredi au Conseil communal de La Tour-de-Peilz. Ont-ils été surpris de la façon de voter? Réponses diplomates. Leurs yeux, au premier rang, en disaient pourtant long. Fraîchement élus et déjà décontenancés.

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Sur trois sujets de suite ce soir-là pendant le débat sur le budget, certains élus leur ont offert un triste spectacle de girouettes, un simulacre de démocratie: s’abstenir, puis voter différemment au recomptage; ou encore voter d’une façon, puis changer du tout au tout, pour ne pas faire perdre la face à son parti. Devant des scrutateurs si brouillons qu’ils en ouvraient la brèche aux demandes de recomptage propices aux retournements de vestes.

Certes, la contre-épreuve du comptage à visée politique existe, pour forcer des réfractaires à rentrer dans le rang de la consigne de vote du parti. Par exemple, en demandant le vote nominal au Grand Conseil. Mais les errements grossiers et répétés de La Tour-de-Peilz choquent: au niveau communal, les citoyens élisent non des moutons suiveurs, mais des personnes censées porter leurs préoccupations concrètes, des projets pour leur collectivité locale, en dehors des querelles partisanes. À quoi servent les séances s’il n’y a plus place pour l’expression d’avis libres ou pour la formation d’un consensus? Autant laisser le parti majoritaire envoyer directement ses décisions à la Municipalité, tout le monde gagnera du temps. Sauf qu’on ne serait plus en démocratie.

«À quoi servent les séances s’il n’y a plus place pour l’expression d’avis libres?»

Depuis 2015, le Conseil de Montreux vote électroniquement (coût: 280'000 francs). La demande émanait de Jacqueline Pellet, selon qui «la démocratie ne peut pas être dissociée des conditions dans lesquelles elle s’exerce». Comme pour la Constituante, les choix des autres ne sont visibles qu’après le résultat. Les noms des élus apparaissent, si bien que des photos des votes sont postées sur les réseaux sociaux.

C’est à se demander si toutes les communes ne devraient pas investir dans pareil système. Un moyen, pour les citoyens, de savoir si les personnes qu’ils s’apprêtent à élire ont voté en adéquation avec leurs visions.

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