Des dépenses publiques hors de contrôle
L'invitéLoïc Hautier, qui préside les jeunes PLR vaudois, fustige la réglementation.
Le budget 2017 de l’Etat de Vaud, maintenant sous toit, aurait été «placé sous haute tension» et fait «face à une grogne qui monte». C’est du moins les titres que 24 heures choisit pour le décrire. Quelques effets de manches, un soupçon d’emphase: le budget offre aux députés un dernier tour de piste avant les fêtes – l’occasion pour certains de se rappeler au bon souvenir de leurs électeurs. Les uns dénoncèrent l’explosion des coûts du social, les autres un vent d’austérité. Puis, lorsque chacun eut fini, l’on décida de ne rien décider, à la vaudoise. La haute tension fit place à l’anémie et, comme chaque année, les véritables enjeux furent occultés.
Pourtant, l’augmentation de plus de 150% des dépenses publiques vaudoises ces 25 dernières années – en disproportion totale avec celles du PIB et de la population – ne mériterait-elle pas une mention? Cela d’autant plus que les dépenses fédérales ont été multipliées par deux durant la même période – celles dédiées à la sécurité sociale par trois. Quel vent d’austérité! Ces chiffres nous imposent un constat indéniable: la Suisse et notre canton souffrent d’une étatisation foudroyante, bien que larvée.
Les symptômes de cette pathologie sont nombreux. Tout d’abord, les réglementations foisonnantes font de l’entrepreneur un fonctionnaire et du citoyen un cobaye. Le premier se voit écrasé sous les contraintes administratives; le second devient le sujet d’expériences politiciennes désastreuses. Tant de lois et d’ordonnances pour plus de loyers abordables; échec! Une LAMal dont l’objectif était la maîtrise de la hausse des primes; échec! Dans la majorité des domaines, les législations se sont révélées contre-productives et ont gravement obéré le pouvoir d’achat de la classe moyenne.
Nous demandons à nos élus de ne plus nous considérer comme des cobayes
Mais ce n’est pas tout! Pour financer ce grand désastre, c’est à cette même classe moyenne que l’on impose un lourd fardeau fiscal. Rappelons que notre canton est l’un de ceux où la ponction est la plus douloureuse; seul le quotient familial permet aux familles vaudoises de garder la tête hors de l’eau. Quant aux dépenses dédiées au social, elles augmentent exponentiellement afin de subvenir aux besoins d’une population paupérisée par l’échec de ces expériences – bientôt 600 millions de francs de subsides à l’assurance-maladie dans notre canton!
Face à cet enjeu global, cantonal et fédéral, il convient d’apporter une solution qui soit elle aussi globale. En exigeant une limite à la hausse des dépenses publiques, nous demandons à nos élus de ne plus nous considérer comme des cobayes; nous leur demandons de libérer le pouvoir d’achat de la classe moyenne. Cette grogne-ci doit monter et mettre sous haute tension nos responsables politiques. Vivement le budget 2018!
Créé: 16.12.2016, 14h36
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