L’accueil des migrants est-il un devoir ou un danger?

L'invitéLe théologien et écrivain Shafique Keshavjee ne tient pas à dire qui a tort ou qui a raison, il se pose une question plus fondamentale.

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Les élections fédérales ont été dominées par la question de la migration. L’actualité européenne l’est aussi. Face à l’afflux massif de migrants fuyant des situations dramatiques (terreur semée par l’Etat islamique, misère économique, violence étatique), quelle politique migratoire faut-il développer?

Schématiquement dit, deux camps s’opposent. Pour les uns, l’accueil des migrants est un devoir, pour les autres, un danger. Selon les premiers, c’est au nom de la tradition humaniste et humanitaire de la Suisse que l’accueil (à long terme ou provisoire) doit s’étendre. Selon les seconds, c’est au nom de la liberté et de la sécurité nationales que l’accueil doit se restreindre. Alors que sur les plans économiques, politique et culturel les uns promeuvent l’ouverture, les autres défendent la protection.

Les deux camps ont leurs raisons et… raison. Toute politique migratoire est une pondération de ces deux valeurs. Mais les politiciens ne doivent oublier que seule une population rassurée peut s’ouvrir aux autres.

L’islam normatif n’a qu’une seule visée: soumettre le monde à l’enseignement du Coran et de Mahomet

Il est alors une question épineuse peu abordée: celle des origines religieuses des migrants. Et pour être plus précis, celle des effets d’un afflux massif de migrants se référant culturellement et cultuellement à l’islam. Pour les médias et partis les plus sécularisés, la religion est si secondaire que soulever une telle question ne peut que «stigmatiser» de manière intolérable des groupes minoritaires qui, tôt ou tard, adopteront nos valeurs occidentales. Selon eux toujours, l’«islamophobie» est une peur parfaitement infondée, car plusieurs enquêtes sociologiques auraient montré que la majorité des musulmans sondés se réfèrent positivement à ces valeurs.

Il y a certes mille manières d’être «musulman» et chacun doit être traité avec respect et humanité. Mais ne pas voir que l’«islam normatif» dans ses textes fondateurs (Coran, propos et biographie de Mahomet) est un danger pour les non-musulmans, c’est refuser de voir la réalité en face. Un «danger», selon son étymologie, est ce qui peut nous «dominer». Or l’islam normatif n’a qu’une seule visée: soumettre le monde (familial social, politique) à l’enseignement du Coran et de Mahomet. Là où l’islam normatif progresse, les libertés fondamentales régressent, les chrétiens sont assujettis, les juifs méprisés, les athées bannis.

L’accueil des migrants est à la fois un devoir et un danger. Plus encore, il est un défi. Comme l’a affirmé récemment Angela Merkel à Berne, la présence musulmane en Europe est aussi l’opportunité de redécouvrir le trésor de la culture chrétienne, de le vivre et de le faire connaître. Aussi aux migrants qui frappent à nos portes.

Ce débat politique, culturel et religieux nous concerne tous.

(24 heures)

Créé: 06.11.2015, 13h58

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