Papa, Maman, j’ai mal aux dents

L'invitéeJessica Jaccoud invite à accepter l'initiative cantonale «pour le remboursement des soins dentaires».

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Les dents font partie de la bouche, elle-même faisant partie intégrante de notre corps. Et pourtant, les maladies de la bouche, appelées pathologies bucco-dentaires, telles que les caries, ne sont pas prises en charge par l’assurance maladie de base.

Rageant non? Surtout quand on sait que les pathologies bucco-dentaires sont largement répandues dans la population et surreprésentées parmi les populations vulnérables, notamment chez les personnes âgées.

De plus, la santé bucco-dentaire est étroitement liée à l’état de santé générale des patients. À titre d’exemple, des affections dans la bouche de la future mère peuvent entraîner la naissance prématurée de son enfant. À l’inverse, certaines pathologies de médecine générale, comme le diabète ou les cancers, peuvent induire une vulnérabilité de la sphère bucco-dentaire.

Les affections bucco-dentaires restent donc des maladies répandues. Leurs conséquences sur l’état de santé général et sur la qualité de vie ainsi que leurs répartitions inégales dans la population en font un enjeu de santé publique important. Il suffit pourtant d’aller chez le dentiste me direz-vous? Malheureusement, le renoncement aux soins pour des raisons financières est une réalité.

Qui parmi vous, cher(ère)s lecteurs, n’a pas, un jour, renoncé, faute de moyens financiers, à un détartrage, à un traitement de carie ou à la pose d’un pont suite à une ou plusieurs dents manquantes? Des différences notoires sont relevées en matière de fréquentation des dentistes selon la situation économique du foyer. Ainsi, les foyers de la classe moyenne consultent moins souvent les dentistes et hygiénistes pour un contrôle ou un détartrage que les ménages plus aisés.

Face à ce constat, le soutien à l’initiative «pour le remboursement des soins dentaires» me paraît essentiel. Voire même fondamental.

La création d’une assurance publique cantonale permettra, pour une somme modique, à l’ensemble des Vaudois(e)s d’accéder aux soins dentaires. Et sans augmentation d’impôts, puisque l’initiative prévoit un financement sur le modèle éprouvé de l’AVS. Nos adversaires tenteront de vous faire peur, d’arguer que cette assurance est trop chère, qu’elle pèsera sur les épaules de la classe moyenne. Ces arguments sont faux et archifaux. Ils ne permettent que de défendre les intérêts des plus nantis et des assureurs qui trient les bons et les mauvais risques comme l’on trie l’ivraie du bon grain.

Lors de vos réflexions, cher(ère)s lecteurs, demandez-vous si vous pourriez, du jour au lendemain, débourser un ou plusieurs milliers de francs pour une facture imprévue de dentiste. Si la réponse est non, l’initiative «pour le remboursement des soins dentaires» répond précisément à vos besoins et je vous encourage à l’accepter le 4 mars prochain. (24 heures)

Créé: 19.01.2018, 17h50

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