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Les résultats des élections fédérales sont déjà connus!

Pour le politologue et professeur à l’UNIL René Knüsel, les élections cantonales zurichoises donnent le ton.

Les élections fédérales de cet automne mobilisent les états-majors des partis politiques. Les listes de candidats s’élaborent autour d’une stratégie pour assurer le maintien des acquis, voire le?gain d’un siège ou deux. Les équilibres, par définition, sont précaires et le premier objectif est de?tenter de mobiliser ses troupes autour d’un enjeu susceptible de susciter l’enthousiasme du militant ou?du sympathisant. Les ambitions des?formations doivent par conséquent être communicatives.

Au sein des partis, les stratèges fourbissent leurs armes à partir de?savants calculs de sièges assurés et?occupés par des notables, qui?risquent peu dans l’aventure, et d’autres plus disputés. Le système proportionnel qui fonde la représentation partisane laisse relativement peu de?place au suspens. Les gains et les?pertes seront forcément limités.

Chez l’électeur domine dès lors l’impression que son vote compte peu, voire que son pouvoir de décision est réduit. L’engouement pour accomplir son devoir électoral sera sans doute peu marqué en octobre. Pourtant les enjeux ne sont pas anodins et les élus sont investis d’un rôle de représentation quel que soit le taux de participation.

«Ainsi le canton de?Zurich a valeur de?référence à six?mois des élections fédérales»

Les équilibres des Chambres seront modifiés dès le début 2016 et les?indications des scrutins cantonaux sont?éclairantes sur les tendances qui se dessinent. Ainsi le canton de Zurich a valeur de référence à six?mois des élections fédérales. La comparaison entre les?trois dernières législatures montre que les résultats aux cantonales de?Zurich et ceux de l’ensemble des?cantons suisses aux fédérales sont quasi identiques pour chaque parti. Seule l’amplitude diffère quelque peu.

On peut par conséquent s’attendre à?ce que sur la droite de l’échiquier politique, le PLR gagne des parts d’électorat, que l’UDC soit en légère progression, que le PDC demeure stable. Au centre et à gauche, la?situation est plus nuancée. Alors que le PS progresse un peu, les écologistes, quelle que soit leur nuance, reculent fortement, comme le PBD d’ailleurs.

L’intérêt de ce genre d’anticipation ne réside pas dans les résultats détaillés, mais dans les tendances profondes de l’électorat dont on peut s’attendre à ce que le comportement ne?se modifie que peu en six?mois.

Mais il faut cependant se garder d’une transposition automatique au?niveau régional. Il y a quatre?ans, le?canton de Vaud se singularisait du reste de la Suisse: alors que l’ensemble des partis gouvernementaux étaient à la peine au plan suisse, le PS, l’UDC et?le PLR progressaient sur le plan vaudois. Le suspens demeure donc. Les?résultats ne sont pas établis, même si au plan fédéral les tendances sont?connues. Dans le canton de Vaud des surprises sont possibles.

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