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L’ancien et le nouveau monde selon Saint Bowie

Boris Senff évoque la maîtrise commerciale que la pop star avait de sa production.

Il est très rare qu’une pop star soit vénérée de son vivant comme une icône appartenant déjà à l’histoire. A 68 ans, David Bowie jouit de ce privilège et, à l’occasion de l’exposition qui lui est consacré en ce moment à la Philharmonie de Paris, après le Victoria and Albert Museum à Londres, les foules rendent hommage à celui qui y est présenté comme un créateur global faisant orbiter mode, théâtralité et art contemporain autour de l’astre de la pop music.

Cette effervescence autour du chanteur britannique intervient alors qu’il a sorti l’album Next Day, en 2013, depuis sa semi-retraite d’artiste retiré du circuit des concerts et des apparitions publiques. A l’heure de la communication planifiée et du storytelling imposé, l’attention que David Bowie parvient à susciter par sa seule musique et quelques clips lâchés sur le réseau indique autant sa stature que son habileté à jouer des codes pop qu’il a lui-même contribué à établir.

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