L’année s’annonce bien, c’est le moment d’agir

L'invitéPascal Broulis espère que le Projet Fiscal 17 (sur le plan fédéral) se mettra vite en place.

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"Bonne et heureuse année!» Je constate avec plaisir que mes vœux, à tous les lecteurs de 24 heures, s’accordent aux annonces des économistes. Pour 2018, les anticipations sont bonnes, qu’il s’agisse des pays émergents, des États-Unis ou de l’Europe. On nous parle «d’élan», et même «d’année rose».

Le Groupe d’experts de la Confédération chargé des prévisions conjoncturelles s’attend «à une relance vigoureuse durant les trimestres à venir.» Le Produit intérieur brut (PIB) suisse devrait enregistrer une appréciable croissance de 2,3%. Et le PIB vaudois, qui sera recalculé ce mois, a toutes les raisons de connaître une évolution similaire. L’emploi devrait ainsi progresser notablement et le chômage continuer à reculer.

Tant mieux! Mais que cet optimisme incite à l’action et qu’elle débute par l’identification des zones d’ombre qui subsistent quand même. Il y a les tensions avec l’Europe, qui vient de discriminer la Suisse en ne lui accordant l’équivalence boursière que pour un an. Il y a l’attractivité de pays concurrents, qui se renforce notablement.

Aux États-Unis, la réforme fiscale du président Trump va faire passer dès cette année le taux nominal de l’impôt sur les sociétés de 35% à 21%. En France, l’imposition des PME doit baisser de 33% à 25% d’ici à la fin du quinquennat. Et la Grande-Bretagne a dit qu’elle n’hésiterait pas à compenser son Brexit par une fiscalité des plus intéressantes.

À l’inverse, l’adaptation de la fiscalité des entreprises aux nouveaux standards internationaux a pris du retard en Suisse. Politiquement inaboutie, elle a été refusée dans les urnes en février dernier. Et si le nouveau Projet Fiscal 17 a vite été remis en chantier, actuellement, il patine. Ce qui nous a d’ailleurs valu la déconvenue de nous retrouver sur la liste grise des «paradis fiscaux» de l’Union européenne. Ici, les entreprises sont dans l’expectative, retardent leurs investissements ou tournent leurs regards ailleurs. Des délocalisations ont déjà été annoncées.

Il me paraît absolument indispensable que les Chambres fédérales bâtissent un compromis solide et le mettent en œuvre. Le Projet Fiscal 17 doit aboutir rapidement, en conservant au pays son attractivité. C’est ainsi qu’on tirera parti de la souriante conjoncture qui s’annonce.

Tel a été le raisonnement du gouvernement vaudois. Fort de la massive approbation des citoyens (87% de oui) à sa Réforme cantonale de l’imposition des entreprises, il a décidé d’en maintenir le calendrier. Comme prévu, elle déploiera tous ses effets au 1er janvier 2019. Elle coûtera plus cher, c’est vrai, si la Confédération n’est pas au diapason. Sa participation et les contributions plus élevées des entreprises internationales manqueront, soit 128 millions par an. Ce n’est pas rien mais nous avons pu l’anticiper car 2017 aussi a été une bonne année.

Ces bonnes années dont il faut profiter pour préparer l’avenir, garantir aux entreprises des conditions stables. Elles en ont besoin pour créer les emplois de demain, ceux qu’occuperont nos enfants. (24 heures)

Créé: 05.01.2018, 15h49

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