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Mon anniversaire de quarantaine

En cette période de coronavirus, les anniversaires, c'est loin des yeux, près du cœur.

D’accord avec vous, ce titre est mensonger. Cela fait déjà bien quelques mois que je suis dans la quarantaine… En quarantaine, en revanche, c’est plus récent, mais c’est déjà long.

Et on a beau avoir 42 ans, recevoir son gâteau d’anniversaire de sa maman est toujours un plaisir. Sauf que cette joie a pris une forme bien particulière, la semaine dernière. Pas d’embrassades et encore moins d’accolade, même aux petits-enfants, qui ne comprennent pas toujours la situation.

«On a beau avoir 42 ans, recevoir son gâteau d’anniversaire de sa maman est toujours un plaisir»

C’est fou ce que ces petites choses de la vie, auxquelles je suis le premier à ne pas prendre garde d’ordinaire, prennent soudain un sens différent. Habituellement, j’ai plutôt tendance à oublier ces dates de célébration. Y compris celles de mes proches. Forcément, pour 2020, je me souviendrai de mon anniversaire confiné. Même à la visioconférence matinale de la rédaction en télétravail de «24 heures», mes collègues étaient à deux doigts de lancer la fameuse chanson.

Et puis j’ai aussi reçu une foule de messages via les réseaux sociaux. Probablement que mes contacts étaient moins pris dans leur rythme quotidien. Parmi toutes ces amabilités, l’image d’un homme en pleine déprime, esseulé dans sa cuisine devant son gâteau d’anniversaire. Une photo que les personnes nées en mars ou avril, ou même en mai, devraient aussi recevoir.

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Tout cela pourrait rester anecdotique. Mais, avec l’éloignement actuel, ces attentions permettent de se rendre compte que nous restons liés. Une situation qu’il s’agira de faire comprendre à la maison. Car chez nous, de début mars à début mai, tout le monde change d’âge. Dans le lot, on peut même ajouter les grands-mamans courant avril.

Si le plus grand a pu célébrer ses 10 ans avec ses copains avant l’interdiction des réunions à plus de dix personnes, il n’en ira pas de même pour les 6 ans du petit, dans quelques jours. Quant à la grande fête de famille prévue dimanche dernier avec les parrains, marraines, oncles et tantes, elle a aussi été renvoyée à des jours meilleurs. Dur à avaler pour lui, quand on sait qu’en temps normal il n’est déjà pas évident de restreindre à une dizaine la liste des copains invités. Alors lui faire comprendre que, si ses copains seront loin des yeux, ils resteront près de son cœur ne sera pas une mince affaire. Si vous avez une bonne idée, je suis preneur.

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