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Les arbres sont de mauvais électeurs

Anita Messere, qui préside l'UDC lausannoise, s'épanche sur les grands végétaux...

On nous soûle pratiquement tous les jours avec le réchauffement climatique. Parce que c’est une réalité. C’est culpabilisant et on aimerait bien changer de disque. Mais les stations de montagne qui pleurent leur neige chaque hiver et les canicules « gérontocide » chaque été rappellent très simplement que… ça chauffe.

Cette donnée essentielle devrait être intégrée comme une puce à tout politicien mais il semble que malgré le martellement médiatique, la greffe ne prenne pas. Malgré une majorité rouge-rose-verte, on détruit Lausanne avec frénésie, on taille, on coupe, on rase. On dira qu’on « développe » voyez-vous. A chaque forêt défrichée, la majorité décideuse sort un discours exaspérant, long et soporifique afin de désamorcer la colère de ceux qui ne veulent pas qu’on détruise leur ville. Aux faits implacables du défrichage, on oppose une communication huilée, qui passerait presque pour pédagogique si elle n’était pas de l’enfumage total.

Ces derniers mois, la municipalité de Lausanne a fait élire le plus bel arbre de la commune. Une exposition au forum de l’Hôtel de ville a réuni 5000 visiteurs pour célébrer les essences multiples de la Oville. A grand renfort de communiqué de presse, on rappelle combien les Lausannois sont attachés à leurs arbres, on s’enorgueillit d’un tel succès. Et à grand renfort de traxs, on défriche 800m2 de forêt à Maillefer pour construire un gigantesque pont routier piéton-vélos-chasse-neige, on liquide 2200m2 de forêt au Flon pour construire une route malgré 6614 signatures pour préserver le bois, on autorise le canton à couper tout ce qui pourra entraver la vue sur le béton brut du parlement…

Tout ce qui sera sauvage sera dompté par la majorité politique qui replantera ce qui lui sied à l’endroit qui lui plaira. Ainsi, on a appris par des géographes que la perte du poumon vert du Flon sera replantée à la vallée de la Jeunesse sur un terrain qui n’offre que 2 m. de profondeur. Impossible pour des essences majeures de prendre racine sur une jardinière. Et en quoi, les compensations minables à Pétaouchnoc compense-t-elles une perte essentielle, historique et emblématique au centre-ville ?

On n’a jamais autant bétonné Lausanne que sous majorité rose-verte. Le défrichage de la ville est une catastrophe pour la qualité de vie, pour le patrimoine, pour le tourisme et pour le réchauffement climatique in fine. Vous allez revoir la manifestation polluante Lausanne-jardins ces prochaines années : manifestation « chicos&hype » de la bonne conscience bobo lausannoise. D’ici-là, les tronçonneuses n’auront pas chômé.

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