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Ne bradons pas nos barrages hydrauliques

Le conseiller national PLR Olivier Feller pense que la politique du marché libre devrait connaître des limites.

Alpiq a provoqué un électrochoc en annonçant, avec l’arrivée du printemps, la mise en vente de la moitié de ses barrages hydrauliques pour cause de graves et persistantes pertes financières. Ce n’est pas le «grounding» de Swissair, mais un autre emblème de notre économie nationale, l’hydroélectricité, se retrouve ainsi en danger. Cette fois, pourtant, la gestion de l’entreprise n’est pas en cause.

Premier constat. L’Europe produit trop d’électricité bon marché provenant de centrales à charbon (très polluantes) et d’énergies renouvelables largement subventionnées par les Etats. Résultat: le prix de vente de l’électricité s’est effondré sur le marché européen et les centrales hydrauliques suisses ne sont plus rentables à ce prix. La volonté politique d’éliminer l’énergie nucléaire et de promouvoir les énergies renouvelables en vient à menacer l’existence même d’une source d’énergie propre et renouvelable dans notre pays. Ce qui est d’autant plus grave que l’hydraulique assure environ 60% de notre consommation d’électricité et constitue un pilier majeur de notre indépendance énergétique. Bienvenue les paradoxes.

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