Que cent fleurs s’épanouissent que cent plans B rivalisent

L’invitéNicolas Jutzet milite de toutes ses forces pour l'acceptation de l'initiative «No Billag».

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La campagne dure et s’étend en longueur. Toutefois, malgré les divers rebondissements, une constante est à noter: les opposants ne proposent ni plan B ni réforme. Pour eux, seul le statu quo est possible. Seul le maintien d’un système dépassé et injuste est défendable. Si le oui s’impose? Armageddon et la fin du monde. Pour la nuance et la volonté d’un débat démocratique sain, vous repasserez.

En face, deux forces de propositions. Dans un premier temps, l’USAM a présenté son plan pour l’avenir. Tout en rappelant que dans un processus de ce genre, c’était bien évidemment la mission des cadres de la SSR, de l’administration et de la conseillère fédérale Doris Leuthard, cheffe du DETEC, de présenter des plans B.

Devant l’inactivité de ces derniers, l’organisation faîtière suisse représentant les petites et moyennes entreprises du pays, a pris les devants. Leur scénario se base avant tout sur la libre conclusion d’un contrat entre le citoyen et la SSR. Soit le paiement d’un abonnement.

De notre côté, nous avons présenté divers scénarios et variantes. La base est la même. Notre postulat étant que le citoyen est capable de choisir lui-même ses médias, nous privilégions donc une formule d’abonnements sur une base volontaire. Comme ce qui se fait dans la presse écrite ou en ligne et pour toutes les entreprises de ce pays. Il est par ailleurs étonnant que pour les politiciens, le principe qui s’applique dans ce secteur semble subitement inapplicable dans un autre, qui lui ressemble pourtant.

Un journal doit, sans cesse, être à l’écoute des besoins de ses abonnés pour éviter de les perdre. Le système actuel dans l’audiovisuel accorde une rente à certains acteurs, de façon arbitraire et rompt ce lien qui unit habituellement celui qui profite d’un service et celui qui le fournit.

Si le contenu de la SSR est consommé par la quasi-totalité de la population, on avance le chiffre de 94%, il est évident qu’elle saura se financer via des entrées volontaires. Le modèle actuel force les ménages de ce pays, y compris une partie des 6% qui ne consomment rien, à payer pour un service sans leur demander leur avis.

Utiliser la force, mettre des gens aux poursuites, les surveiller, alors que l’offre est appréciée par une large majorité des citoyens semble pour le moins déplacé et injuste. En passant à un système de réelle concurrence, qui donne la chance à l’ensemble des acteurs de s’adresser aux citoyens et non plus à la seule SSR, qui touche la quasi-totalité des recettes de la redevance, nous permettons l’émergence d’une réelle diversité de l’offre. (24 heures)

Créé: 06.02.2018, 14h58

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