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«Mon conseiller a un nom», disait l’affiche

Jean-Claude Huot, aumônier, insiste sur la qualité relationnelle dans le monde du travail.

Etrange affiche sur les murs de Lausanne en novembre dernier. Une assurance-maladie proclamait en grandes lettres: «votre conseiller personnel a un nom et un prénom». Mais le seul «conseiller» visible sur l’affiche ressemblait plutôt à un robot. Comme si un clic de souris permettait un conseil réellement personnalisé! Les personnes que nous rencontrons à la Pastorale œcuménique dans le monde du travail, mon collègue réformé et moi-même, aspirent principalement à une seule chose: être reconnues dans leur dignité individuelle. Elles demandent écoute, respect, reconnaissance, empathie, estime, partage…. Le salaire, nécessaire à la subsistance matérielle, est l’expression de cette attention individualisée jugée primordiale.

Que ce soit en entretien individuel ou dans des groupes de partage, on voit ainsi apparaître la primauté de la communauté humaine que constitue le bureau ou l’atelier sur le contenu du travail. Les relations tissées avec les supérieurs, les collègues ou les clients sont prioritaires, la tâche à effectuer vient en second. C’est étonnant, tant la valeur du travail est soulignée dans notre culture. Faut-il en déduire que les relations humaines sont particulièrement dégradées sur le lieu de travail?

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