Le deal de rue, ou quand la fiction devient réalité

L'invitéJean-Pierre Grin, conseiller national UDC.

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Monsieur Fernand Melgar est une star véhémente du cinéma romand, défenseur diplômé de la lutte en faveur des réfugiés. Il est considéré comme le réalisateur de la gauche de la gauche, avec des films militants comme «Vol spécial», «L’abri» et «La forteresse».


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Il est accusé par la droite d’angélisme irresponsable et, personnellement, j’avais déposé une question au Conseil national, demandant si le Conseil fédéral collaborait avec le cinéaste. Madame Simonetta Sommaruga m’avait répondu par la négative. Et voilà que lui-même, et sa famille, sont confrontés personnellement aux divers problèmes de la drogue engendrés par des dealers de rue migrants. Il dénonce, avec virulence et photos à l’appui, sur les réseaux sociaux, des faits réels se passant tout près d’une école lausannoise.

«La balle est dans le camp des politiques. Il ne faut pas fermer les yeux et dire que les autorités ne peuvent rien faire contre le deal de rue, mais empoigner le problème de manière concrète et volontaire»

Il a raison, ce trafic illicite est dangereux pour notre jeunesse, il doit être combattu et dénoncé à l’autorité. Monsieur Melgar, vous venez d’ouvrir les yeux sur une des réalités de la migration et de ses dérives. Mais je vous le concède, toutes les personnes qui viennent chez nous pour demander l’asile politique ou économique ne sont pas des dealers.

Suite à votre action, vous recevez des félicitations de tous bords politiques, mais aussi des menaces qui viennent de la gauche dure. Ces faits démontrent clairement que, lorsque l’on n’est pas confronté directement à un problème, il y a un certain angélisme chez l’être humain. Mais quand le problème nous touche vraiment, cela peut faire changer notre vision des choses.

Mise en danger de la démocratie

Comme il est justement affirmé dans le débat, la balle est dans le camp des politiques. Il ne faut pas fermer les yeux et dire que les autorités ne peuvent rien faire contre le deal de rue, mais empoigner le problème de manière concrète et volontaire. Car si une autorité, qui en plus est en charge de la Police, se montre impuissante, notre démocratie est bien mal gérée et surtout mise en danger.

Sous la pression d’habitants en colère face au laisser-faire en matière de trafic de drogue, l’autorité lausannoise réagit enfin et annonce davantage de policiers dans les rues à problèmes. Cette décision aura certes un effet dissuasif, mais pour vraiment stopper ce phénomène, une modification de la loi fédérale sur les stupéfiants ordonnant la tolérance zéro est nécessaire.

Monsieur Melgar, nous ne vous demandons pas de défendre toutes les idées de la droite, mais nous vous soutenons pour les actes que vous avez dénoncé.

Créé: 06.06.2018, 19h26

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