Défendre les locataires avec détermination

L'invitéPour Hadrien Buclin, candidat de SolidaritéS à la Municipalité de Lausanne, il faut tout faire pour construire en mains publiques.

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Vu la pénurie de logements qui frappe l’agglomération lausannoise, la situation des locataires en recherche d’un appartement est devenue très critique. Cette situation profite aux propriétaires et aux régies. Alors même que les taux hypothécaires sont en diminution, les prix des logements mis en location ont doublé en 10 ans!

Résultat: près d’un locataire sur deux doit débourser plus du quart de son revenu pour se loger. Dans une telle situation, une Municipalité de gauche doit réagir par des mesures intransigeantes en faveur des locataires. Cela implique de soustraire à l’emprise des promoteurs la part la plus grande possible du marché du logement – sans se laisser émouvoir par les jérémiades de la Chambre vaudoise immobilière et de la droite, qui défendent bec et ongles les surprofits des Bernard Nicod et consorts.

Quand le pouvoir des grands groupes immobiliers privés recule, la démocratie peut progresser

Les biens locatifs en mains publiques présentent en effet l’avantage d’être moins chers pour les locataires (autour de 240 francs/m2) que les logements détenus par des privés (souvent plus de 300 francs/m2). C’est pour cette raison que la coalition Ensemble à gauche (POP et SolidaritéS) s’est engagée, au Conseil communal de Lausanne, pour construire 100% de logements publics et bon marché sur les terrains de la Ville. Il s’en construit déjà bien assez de chers sur les terrains privés! Les socialistes et les Verts ne nous ont malheureusement pas toujours suivis, par exemple lorsque, avec le projet Taoua à Beaulieu, ils étaient prêts à laisser filer un terrain communal dans les mains d’une grande banque, qui souhaitait y construire des logements de très haut standing.

Ensemble à gauche propose aussi de mettre sur pied une entreprise publique de construction de logements, pour que la Ville puisse directement construire sur son sol. Cela serait positif pour les finances communales, car les loyers seraient directement encaissés par la collectivité. Les conditions de travail des employés d’une telle entreprise seraient conformes à celles qui sont fixées dans la convention collective du bâtiment, alors même que, dans le secteur de la construction, se développent actuellement le travail au noir et la sous-enchère salariale.

Enfin, quand le pouvoir des grands groupes immobiliers privés recule, la démocratie peut progresser. En effet, une collectivité publique se doit de consulter véritablement les habitants, notamment dans les projets de densification, qui suscitent des inquiétudes légitimes. Alors que les privés, qui voient dans la densification une façon de maximiser la rentabilité de leurs investissements, ne se soucient guère de la qualité de vie des habitants concernés.

Créé: 09.02.2016, 16h21

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