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Droits humains et justice climatique vont de pair

Manon Schick souligne que les droits à la santé, à l’eau, à l’alimentation ou au logement sont menacés par les bouleversements du climat.

Ne vous faites pas de souci pour la planète! Une fois que tous les êtres humains auront disparu, elle finira par se régénérer… L’humanité, par contre, pourrait ne pas survivre à des conditions de vie extrêmes. C’est pourquoi les mouvements de défense des droits humains s’engagent aujourd’hui de toutes leurs forces pour réclamer des mesures urgentes contre le réchauffement climatique.

L’une des premières mesures que devraient prendre les gouvernements consiste à intégrer pleinement les personnes les plus touchées, comme les enfants et les jeunes, dans les initiatives visant à lutter contre le réchauffement climatique, tout en leur fournissant l’éducation nécessaire pour pouvoir participer aux débats et prendre part au processus de décision qui les concerne directement. Amnesty International soutient les mouvements de jeunes grévistes pour le climat et remettra lundi prochain son prix Ambassadrice de la conscience à Greta Thunberg et au mouvement Fridays for Future.

Des jeunes seront aussi présents la semaine prochaine au Sommet des peuples pour le climat, les droits et la survie de l’humanité, qui réunira pour la première fois à un niveau mondial des militants de la cause climatique et des droits humains.

«Le réchauffement a déjà des conséquences massives sur les droits fondamentaux […] des personnes les plus vulnérables»

L’objectif est d’appeler à un «New Deal» vert: des engagements concrets en faveur de la justice climatique. Car le réchauffement a déjà des conséquences massives sur les droits fondamentaux, en particulier ceux des personnes les plus vulnérables.

L’augmentation exponentielle des émissions de carbone, due à la négligence des entreprises et à l’incapacité des gouvernements à agir, a provoqué des bouleversements climatiques sans précédent, dangereux et déstabilisateurs. Les droits à la santé, à l’eau, à l’alimentation ou au logement sont menacés. Six cents millions de personnes vivent dans des régions exposées à des sécheresses et des famines extrêmes et n’auront d’autre choix que de quitter leur terre.

Quant aux personnes qui défendent l’environnement ou les communautés indigènes qui s’opposent à des projets polluants de toutes sortes, elles sont plus que jamais sous pression, victimes de répression. Selon l’ONG Global Witness, 207 défenseurs de l’environnement ont été tués en 2017, soit près de quatre par semaine. Des personnes assassinées parce qu’elles défendaient leurs terres et les ressources naturelles. La grande majorité d’entre elles vivaient en Amérique du Sud, la région plus dangereuse du monde pour ceux qui s’opposent à de puissants intérêts financiers.

Nos gouvernements doivent adopter des mesures urgentes pour contrer le réchauffement climatique et protéger les défenseurs de l’environnement. Ce n’est pas une question de charité, c’est une question de survie de notre espèce.

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