Passer au contenu principal

Notre eau de boisson est bien plus que potable

Christian Aeberhard souhaite que chacun se sente concerné par la qualité de l'or bleu.

C’est un fait, notre eau potable est d’excellente qualité. Souvent il n’est même pas nécessaire de la traiter pour garantir la sécurité des consommateurs. Ce constat d’excellence est confirmé par une récente publication des chimistes cantonaux: 96% des échantillons analysés ne dépassaient pas la valeur limite fixée pour les produits phytosanitaires à 0,1 µg/litre; cette valeur extrêmement basse correspond à un dix millionième de gramme de substance par litre d’eau, soit l’équivalent de quelques cristaux de sucre dans une piscine olympique.

L’évolution des connaissances a aussi une influence sur ces résultats et les mesures à prendre: onze des douze dépassements constatés sur près de 300 échantillons sont dus à un métabolite du chlorothalonil, tout récemment considéré comme problématique. Enfin, bien que recherché expressément, il n’a été trouvé aucune trace de glyphosate dans les eaux de boisson.

«Garantir une eau potable propre est de la responsabilité quotidienne de chaque citoyen»

En parallèle, les derniers résultats du réseau national d’observation des eaux souterraines NAQUA ont montré une très faible part d’aquifères contenant des traces de produits phytosanitaires: seules 0,9 à 1,7% des stations ont enregistré des dépassements du seuil admissible, avec une situation qui tend à s’améliorer depuis 2007.

Dans un autre registre de préoccupations, il y a les nitrates, dont la présence dans l’eau est un résultat naturel de l’activité agricole. D’après NAQUA, 98% des stations restent en tout temps en deçà des normes. Dans le canton de Vaud, qui a beaucoup de terres arables, aucun réseau d’eau ne dépasse la limite de 40 milligrammes/litre, alors que, en comparaison, dans l’Union européenne le seuil moins sévère de 50 milligrammes/litre est dépassé dans plus de 20% des cas. Ce constat réjouissant démontre le succès des efforts fournis par notre agriculture, entrepris depuis plus de vingt ans dans le cadre des prestations écologiques requises.

Agir avec précaution

Malgré les interventions alarmistes à outrance, notre eau potable reste donc très bonne et sans danger. Cette situation, pour qu’elle dure, encourage à agir avec précaution dans tous les secteurs d’activité, sans tomber dans des excès irresponsables qui consisteraient, pour certains, à devoir renoncer à tout usage de produits chimiques, voire à la production alimentaire indigène.

Mais il convient d’abord de stopper la stigmatisation de la population paysanne et de prendre conscience que l’agri­culture n’est de loin pas la seule garante de la pureté de l’eau: médecine, industrie, construction, cosmétique, jardinage et autres usages domestiques n’y échappent guère.

Garantir une eau potable propre est de la responsabilité quotidienne de chaque citoyen et consommateur, et pas rien qu’un beau jour de votation fédérale ou de marché.

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.