Notre économie manque de femmes!

L'invitéeJacqueline de Quattro souhaite des mesures pour inciter les mères de famille à réintégrer le marché de l'emploi.

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L’économie suisse est aujourd’hui pénalisée par le manque de main-d’œuvre féminine. Nos entreprises, nos PME et nos start-up ont un grand besoin des femmes pour pallier la pénurie de personnel et rester compétitives. Il existe pourtant un réel potentiel mais qui est sous-exploité. Une des raisons est la difficulté de concilier vie professionnelle et vie familiale. Une aberration au XXIe siècle! La situation pourrait rapidement changer.

«Une des raisons est la difficulté de concilier vie professionnelle et vie familiale. Une aberration au XXIe siècle!»

Le parlement propose d’augmenter les déductions pour les frais de garde des enfants. Les parents pourront par le biais de l’impôt fédéral déduire de leur revenu jusqu’à 25'000 fr. par an et par enfant. Aujourd’hui, ce sont seulement 10'100 fr. Or l’accueil d’un enfant dans une structure non subventionnée pendant cinq jours par semaine peut s’élever à 32'000 fr. par an. Ce qui est dissuasif pour de nombreuses mères qui préfèrent dès lors rester à la maison ou réduire leur taux d’activité. Cette réforme est donc bienvenue pour les familles et les femmes.

Ces mesures incitatives vont permettre aux femmes de mieux intégrer ou de réintégrer le marché du travail. Selon l’Office fédéral de la statistique, 226'000 femmes travaillant à temps partiel souhaitent augmenter leur temps de travail.

42% des femmes de 25 à 34 ans ont aujourd’hui un diplôme supérieur et ne peuvent pas valoriser leurs compétences. Notre pays aurait tort de se priver de cette main-d’œuvre féminine qui favorise non seulement une meilleure exploitation du personnel qualifié mais aussi une «redynamisation» du marché du travail. Une plus-value pour l’économie suisse.

Cette évolution est aussi souhaitable du point de vue de la politique d’égalité. Elle encourage l’indépendance financière mutuelle des parents, augmente l’égalité des chances sur le marché du travail pour le père et la mère et diminue les répercussions négatives pour les assurances sociales, en particulier en cas de séparation ou de divorce ainsi que pendant la retraite. L’égalité des chances était une des revendications de la Grève des femmes, le 14 juin dernier.

Cette réforme raisonnable tient compte des changements de société et est adaptée à la réalité sociale. Plusieurs de nos voisins sont plus généreux. Chez nous, ces mesures sont pourtant combattues par un référendum de la gauche qui voit dans ce projet un cadeau fiscal pour les riches.

Or c’est avant tout la classe moyenne qui bénéficiera de ces déductions. Et la critique de la gauche fait peu de cas des avantages que les familles et les femmes pourront retirer de cette réforme. Elles attendent depuis si longtemps que les choses bougent.

Le dernier mot appartiendra au peuple. Refusons donc ce référendum. Donnons aux femmes la possibilité de prendre la place qui leur revient dans le monde du travail. L’égalité en sortira gagnante. Et l’économie sera boostée.

Créé: 12.03.2020, 06h44

Jacqueline de Quattro, conseillère nationale PLR.

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