L’épargne collective, une solution efficace

L'invitéChristophe Reymond, directeur du Centre Patronal vaudois.

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Si l’on en croit le Baromètre des préoccupations que Credit Suisse a publié en fin d’année passée et qui reflète les problèmes principaux du pays aux yeux de nos concitoyens, la prévoyance vieillesse figure en première place, ex aequo avec le chômage. Chacun semble avoir désormais compris que des travaux de fond devaient être accomplis pour consolider le système et éviter une guerre des générations.

L’autre bonne nouvelle, c’est que la Suisse a élaboré au fil du temps un système de prévoyance qui doit certes être adapté à certaines évolutions mais qui, dans le même temps, repose sur des bases remarquablement résistantes. En particulier, la diversité née de l’existence du premier et du deuxième pilier est la garante de cette solidité.

«Il vaut la peine de rappeler ce qui fait, quoi qu’on en dise, la réussite du deuxième pilier»

L’AVS se distingue par son indépendance des marchés financiers et de l’évolution des salaires; elle est par contre exposée aux changements de l’effectif des cotisants et des rentiers. De son côté, le deuxième pilier est moins sensible aux variations démographiques mais réagit plus fortement aux taux d’intérêt ainsi qu’aux évolutions salariales.

Pourtant, l’équilibre et l’interaction entre les deux systèmes sont régulièrement remis en question par une partie de la gauche et des syndicats, qui visent à renforcer le premier pilier au détriment du deuxième.

Dûment relayés par des médias ignorants et souvent alarmistes, les critiques n’en finissent pas de pleuvoir sur nos caisses de pension. Diminution des rentes, baisse des taux technique et de conversion, rendements anémiques, financements croisés, la liste n’est pas exhaustive mais elle illustre bien le pessimisme ambiant.

Au moment où l’on boucle les comptes des institutions de prévoyance après un exercice 2017 financièrement très propice, il vaut la peine de rappeler ce qui fait, quoi qu’on en dise, la réussite du deuxième pilier.

Capacité de réaction

Le grand nombre des institutions de prévoyance et l’hétérogénéité de leurs structures confèrent une stabilité au système. Leur gestion décentralisée permet de réagir rapidement aux évolutions de leur environnement. Les partenaires sociaux qui en ont la charge entretiennent des liens étroits avec les employeurs et les salariés.

Ils peuvent donc rechercher des solutions fines, adaptées aux professions (retraites anticipées), qui répondent aux attentes de chacun. Ils sont parfois conduits à prendre des décisions impopulaires et ont le courage de le faire, comme en témoignent un certain nombre d’exemples récents.

Les caisses de pension ne sont pas des institutions anonymes. Gérées dans le respect du partenariat social, garantes d’objectifs fixés paritairement, elles ont bien résisté aux différentes crises traversées au fil du temps. Elles apportent une contribution fondamentale à la sécurité sociale notre pays.

Créé: 24.04.2018, 12h17

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