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La «Fédé», une centenaire en pleine forme

Alberto Mocchi louange les Jeunesses campagnardes.

2019 est une année importante pour la Fédération vaudoise des Jeunesses campagnardes (FVJC). La «Fédé», comme l’appellent les intimes, fête en effet ses 100 ans d’existence, cela sans avoir pris une ride.

Loin des clichés qui ont malheureusement la vie dure dans certains milieux au sujet des sociétés de Jeunesse et de leurs membres, la FVJC est une fédération dynamique et bien dans son temps, qui a su conserver et entretenir ses traditions tout en s’ouvrant à la modernité. Le tir à la corde et la lutte ont ainsi depuis bien des années été rejoints par le volley ou le foot parmi les sports les plus populaires dans les girons, et c’est sur internet que les fédérés s’informent quant aux dates des prochaines manifestations.

Au-delà de l’aspect festif pleinement assumé, la Fédé et les 203 sociétés qui la composent sont pour celles et ceux qui y passent une partie de leur jeunesse de formidables écoles de vie, des cadres dans lesquels se pratiquent des valeurs telles que le partage, la solidarité ou le respect.

Être membre d’une société de Jeunesse, c’est apprendre à se serrer les coudes, à travailler en équipe, à surmonter certaines craintes en se sentant soutenus par un groupe. C’est se lancer des défis tels que l’organisation de manifestations complexes et exigeantes comme peuvent l’être des girons, et tout mettre en œuvre pour y arriver. C’est être fier de ses traditions sans pour autant sombrer dans la peur de l’autre ou l’étroitesse d’esprit. C’est au fond un état d’esprit qui se construit au fil des expériences et qui se garde toute sa vie, car on n’arrête jamais vraiment d’être fédéré, même avec des cheveux blancs.

«Des cadres dans lesquels se pratiquent des valeurs telles que le partage, la solidarité ou le respect.»

Nos campagnes ont fortement évolué en un siècle, et les villages à vocation agricole de jadis se sont transformés en des centres plus grands, plus peuplés, mais bien souvent moins vivants et au tissu social plus distendu. Les sociétés de Jeunesse continuent à y jouer une fonction importante, organisant nombre de manifestations qui permettent aux nouveaux et aux anciens habitants de se rencontrer, d’apprendre à se connaître et à s’apprécier. Elles ont un rôle de formation majeur, et les compétences qui s’acquièrent dans l’organisation d’une manifestation ou la participation à un comité sont des atouts importants au moment d’intégrer le monde du travail. Il y a peu d’autres lieux où l’on apprend à gérer un budget, à négocier avec des fournisseurs ou les autorités communales lorsqu’on a 17 ou 18 ans.

La FVJC œuvre depuis toujours avec conviction et intelligence pour valoriser ces acquis, mettre en avant la diversité et l’enthousiasme de ses plus de 8000 membres et leur permettre de s’amuser et de grandir dans une ambiance festive. Alors un grand merci à la Fédé et à celles et ceux qui s’y engagent pour ces 100 premières années, et tout le meilleur pour les 100 à venir!

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