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Pour en finir avec les poussières fines du bois

Richard Golay regrette que les solutions modernes de chauffage aux pellets ne soient pas plus répandues.

Neutre en CO2, deuxième source d’énergie renouvelable en Suisse après la force hydraulique, le chauffage au bois, ou bois-énergie, participe activement à la politique climatique. Soutenu par la Confédération et les Cantons, il est en constante progression et représente aujourd’hui plus de 10% de la chaleur consommée en Suisse.

En tenant compte des économies d’énergie futures dans le bâtiment et de la gestion durable de nos forêts, son potentiel est estimé pour le canton de Vaud à 30% de la chaleur consommée.

Mais des voix s’élèvent régulièrement pour alerter sur les émissions polluantes en poussières fines du bois. Qu’en est-il réellement?

La Commission fédérale de l’hygiène de l’air a très bien résumé la problématique dans son rapport intitulé «Les poussières fines en Suisse 2013». Elle explique les très grandes différences existantes suivant le type de chauffage (ancien ou moderne, automatique ou manuel) et le type de combustible bois (bûches, pellets, plaquettes forestières). Grâce à l’amélioration des conditions de combustion, elle souligne la diminution très importante de la quantité de poussières fines émises, mais, en plus et surtout, leurs changements de composition chimique et donc de nocivité.

Une combustion optimale ou complète signifie l’absence complète ou quasi complète d’imbrûlés, soit principalement les suies et les goudrons, des composés toxiques classés cancérogènes par l’OMS. Les faibles quantités de poussières fines qui résultent de la combustion complète du bois sont composées de sels minéraux peu ou pas toxiques pour la santé.

Concrètement, la Commission fédérale met en évidence une diminution du poids de poussières fines jusqu’à un facteur 100 avec les installations modernes à pellets par rapport aux vieilles installations à bûches. Si l’on tient compte encore du changement dans la composition chimique des poussières, le gain en termes de protection de la santé atteint un facteur 1000, voire très largement plus. Une véritable révolution silencieuse a eu lieu!

Il convient donc d’encourager l’utilisation d’installations modernes de chauffage, à bien les exploiter et à les entretenir en appliquant les règles en la matière. C’est l’assurance d’une combustion complète et propre du bois.

Pour l’usage domestique, c’est le cas en particulier avec les poêles et les chaudières automatiques à pellets, choisir un combustible très sec assurant la combustion complète. Les pellets sont idéaux également pour les immeubles ou pour un groupe d’immeubles.

Pour chauffer de manière centrale des villages ou des quartiers d’habitation, les chaudières aux plaquettes forestières sont préférées et munies de filtres performants permettant de respecter les limites d’émissions très sévères fixées par la Confédération (OPair).

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