Glyphosate ou bio, l’écologie à quel prix?

L’invitéLe viticulteur Eric Rochat assure que les gens de la terre la respectent.

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Actuellement un certain nombre de personnes décide comment doivent travailler les gens de la terre. Il serait bien que ces consommateurs se renseignent auprès de personnes compétentes avant de prendre des décisions inadéquates. Interdire c’est facile mais cela ne résout rien.

Ces dernières années beaucoup d’efforts ont été faits afin de préserver la nature. Nous avons peu de produits adéquats pour protéger nos cultures. Ceux qui produisent en bio utilisent aussi certains produits. En plus il faut tenir compte de la météo. Un dicton que j’aime bien: «un jour j’irai vivre en théorie car en théorie tout est parfait». Beaucoup de personnes veulent manger sainement mais aucune ne propose de solution.

Les produits bios de nos étalages viennent pour beaucoup de l’étranger. Le cahier des charges de ces derniers est moins restrictif que le nôtre. En Suisse nous produisons le 44% de la consommation et seuls 8,4% de produits bios poussent sur le territoire. En sachant tout cela que pense le consommateur qui achète bio? Actuellement une personne sur quatre n’arrive pas à subvenir à ses besoins. Qui sera d’accord de leur payer leurs courses?

Quand vous êtes malade, vous n’hésitez pas à prendre des médicaments, avez-vous seulement une seule fois réfléchi aux conséquences sur la nature? Idem pour la pilule contraceptive, les cosmétiques, les produits de nettoyage… Tous ces produits polluent et beaucoup. En Suisse par année, on achète entre cinq et dix kilos d’habits par personne qui sont traités avec des fongiques.

Les gens de la terre, n’utilisent pas de produits chimiques (coûteux) pour le plaisir, mais pour assurer leur production et la garantie de leur salaire. Si tous les consommateurs suisses ne voulaient que du bio, nous ne pourrions satisfaire que le 24% de la clientèle, le reste viendrait de l’étranger. Qui vous dit que les fruits et légumes bios sont réellement sans produits chimiques!

Le sucre suisse est fait avec des betteraves sucrières venant d’Autriche et d’Allemagne. Le sucre raffiné est ensuite vendu comme sucre bio suisse, trouvez-vous cela normal? Chez nous, le glyphosate est utilisé avec parcimonie, il sert à lutter contre les mauvaises herbes. Si le glyphosate est interdit, il faudra trouver une autre solution. Avez-vous pensé que d’autres désherbants sont peut-être plus nocifs. Deux litres de glyphosate équivalent à soixante litres de pétrole (carbone), qui est très polluant.

Les gens de la terre travaillent dans le respect de l’environnement. Faites-nous confiance, personne n’a jamais été empoisonné et nous sommes les premiers à faire les cobayes. Exemple flagrant: la population est de plus en plus vieillissante.

Pour moi le vrai bio ne devrait être traité qu’avec des produits naturels (purin d’ortie, coccinelles, etc.). Le terrain devrait être labouré avec des chevaux et désherbé avec le rabloxone (outil de jardin) et de l’huile de coude et il ne faudrait plus utiliser d’emballages plastiques. Les clients bios qui skient sur des pistes enneigées au canon à neige, pensent-ils à la pollution que cela engendre?

Créé: 24.11.2017, 17h23

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