Grève du climat: faire prendre conscience et ne rien lâcher

L'invitéAlberto Mocchi revient sur l'émergence du mouvement des jeunes soucieux de l'avenir de la planète.

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Voilà plus d’une année que notre actualité politique est rythmée par les manifestations en faveur de la protection du climat. Depuis que le mouvement initié par l’étudiante suédoise Greta Thunberg a essaimé en Suisse et dans notre canton, il ne se passe pas une semaine sans que le climat et les manières de mieux le protéger ne se trouvent en une des journaux ou d’autres médias.

Certains saluent l’audace et la motivation de ces jeunes femmes et hommes qui défilent pour un monde meilleur, là où d’autres se font un malin plaisir à pointer du doigt de prétendues contradictions ou à mettre en question leurs motivations réelles. Une chose est sûre, la «grève du climat» et celles et ceux qui l’animent ne laissent personne indifférent.

C’est d’ailleurs là la grande force de ce mouvement: celle de mettre en exergue avec force et conviction une problématique majeure de notre époque, et de ne pas lâcher le morceau en appuyant là où ça fait mal.

La «grève du climat» ce sont des jeunes hommes et femmes, rejoint·e·s au fil des manifestations par des pans plus larges de la société, qui se soucient de leur avenir et de celui de la planète, et réclament des mesures fortes et urgentes pour freiner la course qui semble nous mener à une vitesse croissante vers des lendemains fort peu réjouissants.

Peut-on les blâmer parce qu’ils s’inquiètent quant à l’état du monde dans lequel ils et elles seront amenés à vivre dans trente, quarante ou cinquante ans? Ou parce qu’ils et elles ne se reconnaissent plus dans une société qui se soucie fort peu de sa dépendance aux énergies fossiles et à une croissance à n’importe quel prix qui se construit trop souvent aux dépens de l’environnement? La réponse me semble être résolument «non»!

Bien sûr, il y a eu tout au long de ces derniers mois d’activités quelques maladresses ou des positionnements un peu flous, mais c’est là le propre de tout mouvement social, et je mets quiconque au défi de trouver un parti politique – y compris celui que j’ai la chance de présider – qui ne souffre pas des mêmes travers.

«Une réflexion sur la nécessité de changer de cap pour garantir la qualité de vie de celles et ceux qui viendront après nous»

Les grévistes du climat n’ont jamais eu la prétention d’apporter des solutions miracles ou des modèles parfaits et «clés en main» pour le monde de demain. Ce qu’ils et elles proposent, c’est une prise de conscience – bien argumentée et construite sur des faits scientifiques plutôt que sur des croyances – quant aux dangers qui nous guettent et une réflexion sur la nécessité de changer de cap pour garantir la qualité de vie de celles et ceux qui viendront après nous.

L’exercice semble donc pleinement réussi, et ces jeunes, tant qu’ils suivront la voie de la non-violence, doivent pouvoir compter sur la sympathie et le soutien de celles et ceux qui se soucient de notre environnement.

Créé: 30.01.2020, 06h44

Alberto Mocchi, président des Verts vaudois.

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