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L’innovation se porte bien, mais on peut mieux faire

Claudine Amstein commente l'étude «Vaud innove».

Innover, c’est prospérer! De ce côté-là, la Suisse est bien lotie. Notre pays occupe depuis des années le haut des classements mondiaux dans ce domaine. En comparaison internationale, le canton de Vaud rivalise même avec certains pays! L’étude «Vaud innove», réalisée par la Chambre vaudoise du commerce et de l’industrie (CVCI), la Banque Cantonale Vaudoise et Innovaud, prend la mesure de cette réalité via un site dédié. Elle montre que l’innovation est un levier stratégique majeur pour le canton et que ce modèle fonctionne bien, tant dans les start-up que dans les PME. Elle met aussi en évidence un potentiel d’amélioration bien réel.

Quelques chiffres illustrent le niveau enviable que l’innovation a atteint en terre vaudoise. Les effectifs de recherche universitaire du canton ont presque doublé depuis les années 2000, passant d’un peu moins de 4000 à plus de 7500. La provenance variée de ces chercheurs démontre l’aptitude de nos hautes écoles à attirer de très bons éléments, dont plus de la moitié provient de l’étranger. Une dynamique tout aussi soutenue existe au niveau des investissements mis en œuvre dans nos start-up. Cette année devrait s’avérer favorable puisque l’équipe de «Vaud innove» table sur plus de 400 millions en faveur des jeunes pousses. Une comparaison avec plusieurs hubs d’innovation dans le monde montre que le canton est très bien placé. Une récente enquête d’un grand cabinet d’audit confirme que les investissements sont en forte croissance au premier semestre dans nos start-up. La Suisse occupe ainsi le 5e rang des pays attirant le volume d’investissements le plus élevé dans ces entreprises.

«Notre étude montre que l’appétit pour l’entrepreneuriat gagne du terrain»

Notre étude révèle aussi que les investisseurs, eux, proviennent avant tout des États-Unis (42%) et de l’Europe (24%), devant la Suisse (22%). Cette surreprésentation étrangère est-elle problématique? Oui et non! D’un côté, on peut regretter le manque d’apports indigènes. De l’autre, on doit saluer l’attrait qu’exerce la région pour les investisseurs venus d’ailleurs. Il apparaît en outre que les secteurs technologiques contribuent aujourd’hui à plus de 15% du PIB du canton. Autre note positive: l’appétit pour l’entrepreneuriat gagne du terrain. Il affiche un taux supérieur à 50%: plus d’une personne sur deux parmi la population des 18-64 ans (hors chefs d’entreprise) estime que le démarrage d’une activité dans la région où il vit est une bonne option de carrière. En 2015, ce taux n’était encore que de 25%.

Un bémol, toutefois: la Suisse n’occupe que le 17e rang mondial dans le domaine des conditions-cadres. Si elle n’est pas honteuse, cette position reste moyenne en regard de ce que notre pays devrait offrir. La Suisse pêche dans la création d’entreprise - c’est plus compliqué et plus cher qu’ailleurs -, et la digitalisation en général. Ces constats incitent la CVCI à continuer à se battre sans relâche pour la compétitivité, l’ouverture et le développement durable de notre économie.

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