Passer au contenu principal

Le laisser-faire coûte cher à la santé

Cesla Amarelle rappelle que l'ouverture d’un cabinet génère des coûts supplémentaires à charge de l’assurance-maladie de l’ordre de 500 000 francs par année.

C’est une constante: l’absence de régulation dans le domaine de la santé coûte cher au porte-monnaie des Vaudois. Les primes d’assurance-maladie ont augmenté de près de 5% en 2016 dans le canton et les salaires ont quant à eux stagné. Cette hausse s’explique par les méfaits du système d’assurance-maladie et par l’absence d’un pouvoir régulateur de l’Etat dans le domaine des prestations ambulatoires.

Face à cette réalité, on reste sidéré face aux conséquences de l’idéologie du laisser-faire de la droite fédérale. La nouvelle majorité du Conseil national emmenée par l’UDC – prétendue chantre de la préférence nationale en matière de migration y compris du travail – s’est en effet payé le luxe il y a un mois de supprimer l’un des verrous majeurs contre l’explosion des coûts de la santé: le moratoire sur l’ouverture de cabinets médicaux en Suisse.

Les articles ABO sont réservés aux abonnés.