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Le lait est tiré, allons le boire!

Les vaches du «Ranz» demeurent, dans les cortèges comme dans le spectacle, des personnages très attendus et applaudis. Pendant la Fête, elles logent au Jardin Doret dans une écurie construite spécialement pour elles, superbe bâtiment que les responsables, Jean-Pierre Chollet et Éric Sonnay, ont tenu – quelle belle idée – à laisser très ouvert et accessible au public.

Je me suis baladé dans cette ferme descendue en ville et j’y ai vu les yeux des gosses – mais aussi ceux d’adultes de tous âges et de toutes origines – s’ouvrir tout grands, épatés, subjugués par les quarante bêtes tout en placidité et si apaisantes. Elles se laissent observer, toucher, caresser, et même questionner. J’ai entendu un môme demander son prénom à Briquette, puis à Punaise.

Et il y a là, en permanence, des messieurs aimables – Norbert, le chef d’écurie, Rui, Guillaume, Frédéric, Charly, Jean-Claude – qui à tour de rôle dorlotent les vaches, toutes portantes, et informent les passants avec patience et compétence. Ce lieu est un peu un éloge à la douceur, à la tranquillité, au temps qui va au rythme juste. Le quartier accueille aussi des chevaux, des poulains, une mule, et quinze chèvres de chez Perreten, à Leysin: on y hume le bon air de la vérité campagnarde. Puis, le matin et le soir (avant 7h et après 17h), autre idée magnifique, pendant la traite, on peut goûter le lait – délicieux! – et en acheter à 1 franc le litre.

Du lait frais qui coule devant soi, c’est une découverte pour plein de monde. Et on voit des gens repartir avec un bidon de cinq litres, sous le regard charmé de quelques anciens à qui cela rappelle quelque chose. Et on voit des familles trinquer avec un verre de blanc qui n’est pas du blanc de Lavaux, mais du blanc sorti tout droit des pis de Hollywood, Justine, Tunisie, Romi, Guimauve, Sephora et Cie. Dès aujourd’hui, sur les 750 litres de lait produits chaque jour, 400 fromages seront fabriqués au chalet tout proche, ouvert lui aussi au public. La campagne, oui, est venue à la ville, et c’est un bonheur.

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