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Lausanne innove sur les logements d'urgence

Le conseiller communal Denis Corboz se fait l'avocat de la création par la Ville de 62 logements modulaires.

Chaque année, près de 200 locataires vivant à Lausanne sont menacés d’expulsion. Les causes sont souvent les mêmes: la précarité. Avec un marché du logement tendu, une passe financière difficile peut déboucher sur une grande précarité. Les conséquences d’un licenciement, d’une période de chômage, de petits boulots, d’un divorce, d’un loyer en retard peuvent mener rapidement à l’exclusion. Le voisin, une amie, un frère, tout un chacun peut être fragilisé et se retrouver à dormir dans le salon d’amis, ou pire dans la rue…

Ces personnes habitant Lausanne sont prises en charge par un dispositif de soutien spécifique. Quand la situation l’exige, elles sont logées à l’hôtel aux frais de l’aide sociale – en application de la loi cantonale. C’est une solution chère (quelque 3,6 millions de frais d’hôtel par an) et au final peu optimale pour les bénéficiaires. Car bien sûr, vivre à l’hôtel pendant un temps, c’est bien mieux que la rue, mais cela devient problématique sur plusieurs mois. Ne pas avoir de vrai «chez-soi» rend difficile la reconstruction personnelle et le retour à une indépendance. Séjourner dans un hôtel loué par la Ville, c’est avoir toilettes et salle de bains à l’étage, l’impossibilité de jouir d’un frigo, de se faire à manger, de recevoir ses enfants ou d’inviter des amis. Bref, ce n’est pas un vrai «chez-soi».

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