Au LHC, deux gros chantiers attendent Ken Stickney

La rédactionAndré Boschetti nous éclaire sur ce qui attend le nouveau propriétaire: trouver des joueurs et améliorer l'image du club.

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Ken Stickney vient de passer ses premiers jours à Lausanne. Hélas sans vouloir s’exprimer. Mais ceux qui l’ont rencontré décrivent le nouveau propriétaire du Lausanne Hockey Club comme une personne ouverte et sympathique. Et le voir débarquer ici peu après la fin de la saison est un signal positif.

En bon Américain, le riche homme d’affaires sait mieux que personne que, pour avoir du succès dans le monde du sport – un domaine dans lequel il n’est pas néophyte –, offrir un spectacle de qualité et véhiculer une belle image sont deux clés très importantes. Pour ce qui concerne le premier point, il a, susurrent des personnes bien informées, commencé par écouter son ami Chris McSorley. Normal puisque Ken Stickney n’a jamais fréquenté Malley et que le boss de Ge-Servette, à l’origine de son investissement lausannois, est sa personne de confiance en Suisse. Adepte d’un jeu défensif qui a permis à une équipe moyenne d’obtenir des résultats inespérés (deux qualifications historiques pour les play-off et une troisième manquée d’un rien), Heinz Ehlers a donc fait les frais de cette volonté de séduire les habitués de Malley.

Depuis six ans, les dirigeants lausannois se recroquevillent sur eux-mêmes

Mais, pour que le successeur du coach danois – l’Américain Dan Ratushny serait un excellent choix – puisse satisfaire les exigences du nouveau propriétaire, renforcer le groupe actuel apparaît indispensable. Et même si Ken Stickney semble prêt à délier les cordons de sa bourse, il ne sera guère aisé à Jan Alston de dénicher les joueurs idoines puis de les convaincre, cet été déjà, de rejoindre un club où la perspective de gagner un titre est encore lointaine.

Améliorer l’image du LHC est le second chantier auquel Ken Stickney doit s’atteler. Un problème qui semble a priori plus simple à résoudre. A priori seulement. Depuis six ans, les dirigeants lausannois, persuadés que la terre entière, ou presque, leur en veut, ont choisi de se recroqueviller sur eux-mêmes pour mieux lutter contre un ennemi imaginaire. Ce qui donne aujourd’hui au club une image glaciale qui ferait frissonner un pingouin. Mais le manque de classe et de respect avec lequel les dirigeants de Malley ont pris l’habitude de traiter les entraîneurs et les joueurs dont ils ne veulent plus est plus nuisible encore. Une fois sous d’autres cieux, ce sont eux qui contribuent à la bonne ou à la mauvaise réputation d’une organisation. Et, dans ce domaine, le LHC a du pain sur la planche pour réparer ses erreurs.

Il sera difficile à Ken Stickney de mener à bien ces deux chantiers depuis les Etats-Unis. Mais, aujourd’hui, rien n’interdit à tous ceux qui aiment ce club d’espérer que les dollars et le charisme du nouveau boss contribuent à améliorer les choses. Tant sur la glace qu’en dehors.

Créé: 18.04.2016, 09h52

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