Une loi pour loger les jeunes en formation

L’invitéeLéonore Porchet, qui préside la Fondation solidarité logement pour les étudiant-e-s, invite à accepter la LPPPL le 12 février.

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A chaque rentrée, les organisations qui aident les étudiants et apprentis à trouver un logement sont confrontées au même problème récurent: le manque criant de chambres pour les accueillir. En mai 2016, notre Fondation avait déjà reçu près de 300 demandes pour la rentrée universitaire de septembre… et 15 chambres seulement se libéraient. Parmi ces jeunes, des étudiantes et étudiants des régions périphériques du canton, qui doivent rejoindre l’agglomération lausannoise. On trouve également parmi eux des apprentis, qui ont dû se rapprocher de leur lieu de formation et qui doivent composer avec un tout petit budget.

Il y a aussi des étudiants de toute la Suisse et des étrangères et étrangers, tous attirés par la haute qualité du pôle de formation. Ces milliers de jeunes prennent part au dynamisme de nos Hautes écoles réputées internationalement comme l’UNIL, l’ECAL, la HEMU et l’EPFL. La participation de toutes et tous aux programmes d’étude est une cause de leurs excellences, mais la charge des cours et les petits boulots les mettent parfois dans un très grand risque de précarité.

Pour tous ces jeunes, il est donc primordial de trouver un logement abordable et proche de leur lieu de formation. Or, à chaque rentrée, il manque dans la seule région lausannoise entre 500 et 700 chambres d’étudiant. Cette situation de crise entretient des pratiques de logeurs peu scrupuleux qui louent des chambres à des prix exorbitants, ou même avec des conditions de «colocation» proches de l’exploitation. Cela favorise également la prise de risque des étudiants, car certains s’installent au camping dans des conditions très précaires en attendant de trouver mieux. Un nombre trop élevé d’entre eux doit aussi purement et simplement renoncer à une formation lausannoise faute de logement.

Il s’agit de suivre une formation dans de bonnes conditions

Dans le canton de Vaud, l’un des premiers obstacles à la démocratisation des études est donc le logement… ou plutôt son absence. La population des étudiants et apprentis a donc besoin de l’aide publique pour ne pas tomber dans la précarité. Il s’agit simplement de suivre une formation dans de bonnes conditions. Et une fois terminée, cette formation leur permet de rendre à la société ce qu’elle a investi en eux.

Les pouvoirs publics font le même calcul et considèrent le logement étudiant comme l’un des quatre types de logement d’utilité publique concernés par la loi sur la préservation et la promotion du parc locatif (LPPPL). Ils seront donc au bénéfice des mesures que prévoit la loi, notamment les soutiens publics pour leur construction, les quotas dans les plans d’affectation et le droit de préemption. Si les Vaudois et les Vaudoises votent oui le 12 février, les communes et l’Etat auront ainsi les outils pour soutenir la démocratisation des études par son aspect le plus basique: assurer un toit à ces têtes qui se remplissent. (24 heures)

Créé: 06.01.2017, 12h20

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