La marge de manœuvre de l’Etat ankylosée par la gauche

L'invitéFrédéric Borloz en veut à la gestion du Conseil d'Etat depuis que la gauche y est majoritaire.

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Pour le président du PS Vaud, le budget n’«est qu’une réponse des autorités aux besoins de la population». Comment ne pas adhérer à cette vision? Toutefois, il oublie, comme souvent à gauche, que cette réponse est conditionnée aux moyens du canton, croyant voir un simple effet électoral dans les démarches d’économie ou de stabilité du centre droit. Le PS se permet le luxe de faire l’économie du bilan financier de sa majorité au sein du gouvernement. Loin de jouer les Cassandre, les partis du centre droit ne font que constater depuis quelques années le délitement de la situation financière vaudoise, qui faisait pourtant exception en Suisse.

Depuis que la gauche a pris la majorité du Conseil d’Etat, et alors qu’elle avait été épongée, la dette a repris l’ascenseur dès 2014. Les rentrées étaient inférieures aux dépenses en 2016 et chaque année amène son lot de mauvaises nouvelles. Pour 2017, le gouvernement prévoit de placer le social comme première dépense du canton devant la formation. La majorité préfère donc miser sur l’assistanat que sur les générations futures, sur leur formation et sur leur emploi.

Bien sûr la gauche s’empresse de crier au loup, s’accaparant le monopole du cœur, dans un atavisme connu. Les partis du centre droit n’attaquent bien évidemment pas le social pour le social et les personnes qui ont en besoin, mais le déséquilibre que cette enveloppe entraîne dans le budget de l’Etat. Entre 2003 et 2015, la somme allouée au social sur 100 fr. dépensés par l’Etat a augmenté de 30%, quand celle pour le trafic perd 14%, la formation 8%, la culture 10% et l’environnement… 30%.

Nous essayons de manière responsable de maintenir le canton sur de bons rails

Les autorités comptent-elles répondre ainsi à toutes les attentes de la population? Il est permis d’en douter. Les dépenses du social ankylosent toute la marge de manœuvre de l’Etat, département de droite et de gauche confondus. D’habitude championne de l’arrosage, la gauche est soudainement monothématique, avec, au final, les mêmes résultats catastrophiques pour notre canton. Car augmenter la dette, dépenser à tous crins, élargir indéfiniment les rangs des bénéficiaires d’aides conduira notre canton dans le mur.

Et après? Remboursement de la dette, augmentation des impôts, coupes drastiques et pénibles dans les prestations pour tenter de rétablir l’équilibre. Le centre droit n’a donc rien fait d’autre que de plaider pour un budget équilibré plutôt que d’avoir à se prononcer sur un budget déficitaire. Et quand le président du PS enjoint le PLR de balayer devant sa porte, nous essayons de manière responsable de maintenir le canton sur de bons rails, pour répondre invariablement à tous les besoins. Simplement pour nous épargner de devoir… balayer les pots cassés du PS et de la majorité de gauche au gouvernement.

Créé: 07.02.2017, 14h58

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