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Merci pour ce discours courageux Mme Sommaruga!

Les discours des présidents de la Confédération au WEF sont polis, bien équilibrés, mais, avouons-le, rarement percutants. Souvent, l’audience s’ennuie et tapote sur le clavier de son téléphone. Mais mardi, en ouverture du WEF, la présidente de la Confédération a brisé la langue de bois, avec des mots forts et une habileté dramatique exemplaire.

Pendant deux petites minutes, un film montrant l’agonie insoutenable des abeilles aspergées de pesticides sur les amandiers a défilé sur les écrans géants dans un silence absolu. Si les lieux n’étaient pas mentionnés, tout le monde a compris qu’il s’agissait de la Californie. Le message était on ne peut plus explicite, quelques minutes avant que le président Donald Trump ne prenne la parole.

La conseillère fédérale en charge de l’environnement a averti en ombre chinoise l’orateur qui devait lui succéder. Aussi puissant soit-il (Trump), le monde ne peut plus tolérer tant d’excès, commis à chaque fois que les intérêts économiques et l’égoïsme des nations l’emportent sur le bien commun, notre Terre.

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