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Nestlé ferme-t-elle les yeux sur le travail forcé?

Manon Schick s'intéresse à l'huile de palme et sur la base d'un rapport d'Amnesty International dénonce des pratiques iniques.

De l’huile de palme, il y en a dans presque tous les produits que j’utilise au quotidien, dans les céréales de mon petit-déjeuner, dans mon dentifrice et mon shampooing, dans mon rouge à lèvres et ma barre chocolatée. Et généralement, cette huile de palme est certifiée «durable». C’est en tout cas ce que disent les étiquettes ou les sites Internet des multinationales qui fabriquent ces marchandises.

Et pourtant, rien de «durable» là-dedans. Les enquêtes menées par Amnesty International dans cinq plantations de palmiers à huile en Indonésie montrent de graves violations des droits humains: des femmes forcées à travailler des heures supplémentaires sous peine de voir leur salaire réduit; des enfants, âgés de huit ans pour les plus jeunes, faisant un travail dangereux et difficile physiquement; des ouvriers souffrant de sérieuses lésions liées au paraquat, un pesticide hautement toxique, produit par l’entreprise suisse Syngenta et encore utilisé dans les plantations malgré son interdiction dans de nombreux pays.

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