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Oui, il faut davantage de logements abordables

Anne Baehler défend l'initiative populaire lancée par son association, sur laquelle nous votons le 9 février.

Une analyse de la situation le montre à l’envi. Les logements abordables sont trop rares. Le marché du logement reste très tendu et les locataires payent des loyers trop élevés. Celui-ci pèse ainsi souvent fort lourd dans le budget d’un ménage. De plus, malgré des taux hypothécaires très bas, les loyers augmentent car les milieux immobiliers exigent du rendement.

Il s’avère aussi que les loyers usuels sont bien plus chers que ceux des coopératives d’habitation ou de fondations d’utilité publique. Sur un an, l’écart correspond à deux loyers mensuels. Dans les grandes villes, c’est même une différence de trois loyers mensuels par an. Des études montrent que les logements coopératifs utilisent 25% de terrain en moins que le logement locatif usuel et même 60% de moins que le logement en propriété individuelle.

«Soustraire durablement des habitations à la spéculation»

L’initiative populaire «Davantage de logements abordables» de l’Association suisse des locataires (Asloca), portée par une large alliance réunissant des partis politiques, des syndicats, des coopératives d’habitation et diverses associations, a pour objectif principal d’accroître l’offre en appartements de ce type. Un marché du logement diversifié et plus concurrentiel contribuera à freiner la hausse des loyers et allégera la pression sur le marché immobilier en soustrayant durablement des habitations à la spéculation.

Elle demande à la Confédération et aux Cantons d’encourager la construction de logements à loyer modéré et d’assurer qu’un logement sur dix soit construit par notamment des coopératives. Elle propose ainsi une solution aux problèmes décrits ci-dessus car les coopératives demandent des loyers qui correspondent aux coûts effectifs et contribuent à un usage mesuré du sol. Les loyers surfaits et les hausses arbitraires sont dès lors impossibles dans une logique d’utilité publique.

Elle veut aussi permettre au Canton et aux Communes d’introduire un droit d’achat prioritaire sur des terrains mis en vente (droit de préemption) pour ensuite les mettre à disposition de fondations d’utilité publique. Le manque de terrains constructibles empêche en effet par trop souvent les coopératives de réaliser des projets.

L’initiative vise aussi à assurer que les subventions publiques pour les assainissements des immeubles ne soient accordées que si elles n’entraînent pas la perte de logements abordables. Il s’agit ici d’empêcher que telles subventions, sous couvert d’assainissement, ne soient versées à des bailleurs qui veulent vider les locataires de leur logement pour transformer ceux-ci en logement de luxe. Il s’agit aussi d’éviter que les rénovations énergétiques des bâtiments ne conduisent à une explosion des loyers.

Il faut plus de logements abordables. L’initiative de l’Asloca donne des moyens pour les obtenir et les garantir. Votre soutien est dès lors essentiel. Votez et faites voter oui, le 9 février, à davantage de logements abordables.

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