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A Paris, du jamais-vu

Historique. Paris était dimanche la capitale d’un monde entré en résistance contre le terrorisme. Une quarantaine de chefs d’Etat et de gouvernement, dont ceux du Proche-Orient et d’Afrique si souvent confrontés aux attentats, a marché bras dessus, bras dessous. Le premier ministre israélien et le président de l’Autorité palestinienne ont défilé sur une même ligne, à quelques mètres l’un de l’autre. Avec l’Espagnol, le Belge et le Britannique dont les pays ont été durement frappés par le passé, tous les premiers ministres européens étaient là, la présidente de la Confédération, Simonetta Sommaruga avec eux.

Les rabbins, imams et prêtres ont fraternisé à l’ombre de la statue de la République. Jamais après un attentat, dans aucun autre pays, il n’y a eu une telle foule rassemblée. Le peuple. Pour la liberté. Contre la terreur. Cette manifestation a fait suite à d’autres, spontanées, dans le monde et un peu partout dans le pays. Une marée humaine a aussi montré une France debout, fraternelle, pays de liberté.

Tous les partis et toutes les religions représentés hier ont été caricaturés avec irrévérence dans les colonnes de «Charlie». Et c’est pourtant ce journal qui les a réunis malgré lui. De Nation à République, un million de Français a marché et brandi l’écriteau «Je suis Charlie» ou des crayons, symboles de liberté. Sur le pavé de Paris, le peuple a écrit son nom. Pages

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