Les partis politiques prennent leurs responsabilités

L'invitéAlberto Mocchi dit l'importance de faire bloc dans la situation de crise que nous vivons.

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

La crise que la pandémie de coronavirus génère dans notre pays est d’ordre avant tout sanitaire, économique également avec ses conséquences plus que néfastes pour les indépendants comme pour les salariés, et touche aussi nos institutions.

Cela faisait près de septante ans qu’on ne reportait pas des votations fédérales en Suisse, et la suspension du délai de récolte pour des initiatives ou des référendums, telle qu’elle a été décrétée par le Conseil fédéral mercredi 18 mars, est pour le moins inhabituelle. Les Chambres fédérales ont dû suspendre leur session du printemps, les Grands Conseils de tout le pays ne se réunissent plus et les Législatifs communaux sont aussi à l’arrêt.

Les partis politiques, pourtant généralement friands en déclarations, propositions, débats et autres annonces publiques, se sont également pour la plupart astreints à une certaine discipline de parole.

L’activité d’un parti se divise en effet un brin caricaturalement entre la formulation de propositions nouvelles et plus ou moins originales – ce qui devient plus difficile alors que les parlements sont en vacances forcées – et le commentaire souvent critique des actions des Exécutifs.

Cette dernière action, nécessaire au bon fonctionnement démocratique en temps normaux (c’est l’un des principes de la «séparation des pouvoirs» théorisée par Montesquieu) devient discutable en temps de crise telle que celle que nous sommes en train de traverser. Le Conseil fédéral et les gouvernements cantonaux sont à la manœuvre avec les responsables du système de santé pour gérer une situation inédite, et aux conséquences potentiellement désastreuses. Ils travaillent à flux tendu et doivent prendre des décisions difficiles, parfois dans l’urgence, s’informer, consulter, trancher quand cela est nécessaire.

«Cela ne veut pas dire signer un chèque en blanc à nos dirigeants, mais juste tirer tous

Dans ce contexte, il n’y a guère de place pour les polémiques et les querelles partisanes. Cela ne veut pas dire signer un chèque en blanc à nos dirigeants, mais juste tirer tous à la même corde en faveur du bien commun. Le communiqué de presse signé il y a quelques jours conjointement par les plus grands partis politiques représentés au parlement fédéral, témoignant de leur soutien au Conseil fédéral et aux mesures prises et à prendre, est un excellent exemple de cette unité de raison.

Cette crise finira par être derrière nous, et il s’agira alors de faire le bilan de ce qui s’est passé, apprendre de nos erreurs, faire trésor des bonnes pratiques, et plus généralement réfléchir à comment remettre sur pied une société et une économie qui auront souffert. Nul doute que chaque parti viendra avec son lot de propositions et d’idées, pour certaines convergentes, pour d’autres carrément antinomiques.

C’est dans ce grand débat à venir que se trouve leur inestimable contribution à la résolution de ce mauvais rêve dans lequel nous sommes plongés.

Créé: 25.03.2020, 06h50

Alberto Mocchi, président des Verts vaudois.

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.